‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 83 sur 117 · LIVRE DOCZIEHE. S7I · texte numérisé non relu

LIVRE DOCZIEHE. S7I

giMiTerDMt pu par des couTictions, maïs par des tactiques.

Robespierre la combattit à l'exemple de Barnave, daoa la séance du âS février, par un discours où il dépassa BarnsTC en déclarations logiques de tribune et Mirabeau en fopce d'idées, U y dit le dernier mot <le la RéToIulian, pour lui la victoire 1

■ A quoi tendent ces accusations? » dit Robespierre.* Ne

■ voyezrvons pas le royaume divisé? ne voyez-vous pasdenx H partis, celui du peuple et celui de l'aristocratie etdudes- * polismef Espérons que la constitution sera solidement af- « fermie ; mais reconnaissons qu'il reste encore de grandes <■ <^0sesAfatre. Grâce au zélé avec lequel on s égaré le peuple

■ par des libelles et déguisé les décrets, l'esprit public n'a k pas encore pris raseendaot si nécessaire. Ne voyez-vous « pas qu'on cherche à énerver les sentiments géxèrenx du

■ peuple pour le porter â préférer un paisible esclavage à

■ UB« liberté achetée au prix de quelques agitations et de « quelque sacrifices? Ce qui formera l'esprit public, ce R qui déterminera s'il doit pencher vers la liberté ou se u reporter vers le despotisme, ce sera l'établissement des « assemblées administratives; mais si l'intrigue s'introa duisait dans les élections, si U législature suivante pou- « vait ainsi se trouver composée des ennemis de la Révo- » lution, la liberté ne serait plus qu'une vaine espérance " que nous aurions présentée à l'Europe. Les nations n'ont « qu'un moment pour devenir libres, c'est celui où l'excès » de la tyrannie doit faire rougir de défendre ledespolisme. « Ce BMUWnl passé, les cris des bons citoyens sont dè- « nonces comme des actes séditieux, la servitude reste, la

■ liberté disparaît.

•t En Anglelerre, uae lu sage ne permet pas aux troupes « d'approcher des lietn, sm se font chaque aonée les.éiec-

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Il lions, et dans les agilations incertaines d'une révolntionr ic on nous propose tie dire au pouvoir exécutif : Envoyez K (fes troupes où vous voudrez, effrayez les peuples, gênez

■ tes s\iffrage's, faîtes pencher la balance dans les élections. ■ tians ce nibment même, des villes ont reçu des gar-

n' riisons 'eîitraordiiiaires qui ont, par la (erreur, servi à 'il' viôlér'ln liberté du peuple, â élever aux places munici- « paies des' ennemis cachés de la Révolution. Ce malheur V est certain, je Te prouverai, et je demande pour cet objet

■ liné séance extraordinaire. Prévenons ce malheur; répa- ' rons-le par une loi que le liberté et la raison commun- » dent à tout peuple qui veut être libre; à une nation « qui s'en sert avec une respectueuse constance pour u maintenir une constitution à laquelle elle reconnaît u des vices; mais ne proclamons pas une loi martiale •> contre un peuple qui défeod. ses droits, qui recouvre sa « liberté. Devons-nous déshonorer le patriotisme en l'apu pelant esprit séditieux et turbulent, et honorer l'escla- « vage par le nom d'amour de l'ordre et de la paix? Non :

■ il faut prévenir les troubles par des moyens plus analo-

■ gués à la liberté. Si l'on aime véritablement la paix, ce I' ne sont point les lois martiales qu'il faut présenter au « peuple : elles donneraient de nouveaux moyens d'ame-

■ ner des troubles. Tout cet empire est couvert de ci-

■ loyens armés par la liberté, ils repousseront les brigands « pour défendre leurs foyers. Rendons au peuple ses yéu ritables droits ; protégeons les principes patriotiques àt- » taquès'dans tant d'endroits divers; ne soufTronspàs que « des soldats ai'liiés aillent opprimer les bons citoyens * sons'lë prétexté dé tes défendre; ne remettons pas le sort K de' la RéVÀIdlîori dans les mains des chefs militaires; < faisons soirtjrdes'Trilles ces soldats armés qui effrayent "! le patriotisirto pour ffélhiire là liberté li.'

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