‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 85 sur 117 · LIVRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIEME

^n de rari^e conforme dans ses détails à ces grands principes ^énéraas.

L'Asaémtàéti reprenant ensuite \» quesfiOn'dU' dergé',' décréta, smu rèsistanoe méine des^ eeclèSiasOqué^, l'bbcdflii»"dÈ3 vœux Hionaatiques. hc sort deS' dnqa^irté Mlle rel^ieux' et religieuses qui peuplaient encâre^IeS cMiTent^ elles monastères f(it fixé dans les termes suivants : "

« Art. l'F. L'Assemblée nationale décrète, eotnnié arti-' ( des eoostiiutionnels, qae la toi ne reconnaîtra plus les-

< venui monastiques et solennels des personnes de l'un eC

• l'anlrc sexe ; déclare, en conséquence^ que tes ordr^ et' € eoBgnégations de l'un et l'autre sexe sont et demeiiréront

< supprimés, en France, sans qu'on puisse à l'avenir en « établir d'antres.

■ Art. II. Les individus de l'un et l'autre seie existent t dans des monastères pourront en sortir en faisant leur

< déclaration â la municipalité dn lieu.

t II sera pareillement indiqué des maisons pour ceux

< ou celles qui préféreront ne pas profiter des dispositions > du décret.

■ Art. III. Déclare, en outre, l'Assemblée nationale,

< qtt'Jl.ne sera rien changé, quant à présent, à l'égard des E ordres ou oongrégatieas chargés de l'éducation publique^

• eu dn aoulagement des malades, jusqu'à ce que l'Asseni- ■ Uée.ftit'prifi un parti à ce sujet.

■ Art; IV. lieareligieussB pourront rester dans les mat^'

< HOftoùeUcs sont aujourd'haii l'Assemblée les exceptant' c expressément des dispositions sur les ordres' monaS*

< tiques. » ; ; .

Cette discussion, Réparée par la prEsque. unanimité de l'opinion de tontes les disses qni réprouvaieRt «elfes des imtitutioas monacales qn ne servaient ni aux maladtsnî â rimtroelioai, survivantes d'us autre temps et< dans an:

autre ordre social, ne fM signalée que j»r la timidité d«s orateurs populaires k se prononcer snr l'existeiice on ta non-existence d'un culte d'État, au lieu d'un culte individuel et libre de conscience. Charles Lamctb osa seul proclamer le principe de la séjtaration de l'État el de l'Église, et de la neutralité des gouvernements dans les matières de foi.

Ce Tut le pluS-Cpiir^g^tix et.k pli^ .él(X]upiit de ses dia> cours; il y fit eh&B faoâMutage 'de & U&w^ à Dieu, son premier auteur. L'Assemblée recula devant son principe, et prépara le schisme d'une Église con$titutiotmette, germe de division dans l'Église^t drisort dans la Révolution.

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UVRE TaEIZIEME.

L'Assemblée <»>nsti(uBnle, entraînée i son toor ptr le moirreinent qo'elle avait imprimé, commençait è s'interroger avec anxiété elle-même et i se demander si elle aortit la force de reconstruire ce qu'elle aiait eu te coursjie de renverser.

Il lui était déjà difficile de se faire illnsion. Sa force était tonte morale; elle avait été l'opinioii publique personnifiée dans les douze cents députés de la France chargés de taire prévaloir contre la cour, l'Église et l'aristocratie une opposition presque unanime aux vices du gouvernement d'un seul et du gouvernement des castes. Son œuvre était accom' plie : elle avait arraché le gouvernement au roi, le priviiége à la noblesse, le patrimoine territorial de la nation au clergé propriétaire; elle avait proclamé tous les grands principes sur l'origine du pouvoir, émanation de la souve* raioeté du peuple, confié, pour le bien de tous, à des

SBl LES CONSTITUANTS,

magistrats élas et responsables ; elle n'avsrt extepté, de cette égalité générale dans les représentants élus de la loi, que te roi lui-même, représeotant héréditaire, non de l'action, mais'de la dignité de la loi.

Hais cette royauté, jadis sDuveraine par droit diTta et par le prestige d'une investiture sacrée et inàniissîblè , n'était plus qu'une suprême magistrature. Celte suprême magistrature même était (ellemetit désarmée de fo^ce, et ses volontés propres tellement circonscrites dans ses attributions, tellement entourées de précautions et de garanties contre sa tyrannie, qu'elle ne pouvait agir sans rencontrer une résistance, une responsabilité ou un piège. Elfe res- ' semblait à une concession faite â l'habitude et à la faiblesse d'esprit du peuple bien plus qu'à la nécessité on à la raison. Si «Ile n'était pas la dérision, elle était au moins l'impuissant vestige de la royauté. On pouvait s'étonner qu'il se trouvât dans l'empire un homme qui consentit i reprësenter de si haut sur on débris du trône cette inutilité, cetteimputssance et cette inaction qu'on appelait la royanlé. Tout le f^nverneraent était républicain, excepté le roi, dénomination mentense écrite au frontïspiced'unerépublique; mais l'Assemblée s'apercevait , avant même que le mécanisme de sa constitution fût en mouvement, que la républiquey^nnuleraitle roi et que le re! y agiterait la république.

Elle avait vécu jusque-là de principes, de théories, d'éloquence, d'espérances; elle n'avait plus de principes

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