LIVRE TABIZIEUE. 3St
vrais et passionnés A accorder à l'opinion. L'éloquence s'usait ou passait de la tribune de la nation aux tribunes des démagogues, qui retentissaient plus baut, plus bas et plus prés du peuple. L'espérance se changeait en déeottragement; la popularité des députés de Versailles les abandonnait à Paria; des factions se [oraiaient.danâleur.prDpru sein« et conspiraient avec les Jacobins ou avec U cour et l'émigration contre l'œuvre de l'Assemblée. Paris l'avait dévaluée et dépassée dans son insurrection du 14- juillet.. La garde nationale et la Fayette l'avaient conquise et ramenée en triomphe, mais malgré elle, dans le capitale, le G octobre. Les provinces s'insurgeaient et se confédéraicnt sans elle. Le peuple lui demandait an gouvernement, elle. n'a,vai^t à lui donner que des lois; la société implorait de la force^ elle ne lui répondait que par des maximes. Pour maintenir même un ordre précaire autour d'elle dans la capil^Ici l'Assemblée était contrainte à reconnaître la dictature insurrcctionnellQ et toute militaire de la Fayette, et de prêter i un dictateur municipal le respect et te pouvoir qu'elle refusait A son roi. Cette situation ne pouvait durer sauça, dégénérer- promptflHieflt en guerre dvilc daos le roytUfoe, en anarchie sanglante dans Paris, en det)K>lisme armé d'^n Cromwell protégeant iDsolemment en elle et sous sesr.yeux u« parlement avili et un roj captif,, jssqu'à ce qu'il n'eût plus besoin de l'un et de l'autre pour r^ner seul sur la lassitude de la nation.
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Ces réflexions , qui n'fcbeppaient plus an membre le pins obseur Ae l'Assemiilie, échappaient bien moins encore à la longue et per{«nie vue du 3<n{ homme cnlmiBafitde l'époque. Hir^eau ayont manqué, par la rëpnf^nancDde la cour et par la jalonsie de ses collègues, le réte de premier ministre, de Ricb^ieti du penple et du roi, qui araït été le rére de son f^oie et de son ambition, il ne luireUaftqB^Mi antre râle, celnr de grand moteur et de igranA modérateur de la HévoluUon, de dictateur de la démocratie^ de fmdateuret de tntenr de la liberté sous le vrai nbm'db la liberté, république.
Mirabiean était et se sentait le seul homme de la nation capable, par se supériorité et par sa popalaKté, de prendre ou de se faire décerner ce rAle, bien- qu'il -eAt trop d'insdncl naturel des choses d'État et trop d'expérience historique pour croire qu'une république durable et régulière pût sortir en 1789 de cet accès de colère entre les classes d'une nation si rompue â la monarchie, et qui ne renversaient le tréne que pour s'arracher des privilèges.
Il ne pouvait pas se dissimuler non plus qu'un roi des classes privilégiées comme'Lonis XVI ne pouvait impunément continuer à régner sur les classes si récemment émancipées el encore si inqniètes et si Jalôoses de lêiirs- droits reconquis ; qu'un roi des vamous ne pftuTait pas éMf le roi des vainqueurs; qu'un interrègne 'serait ivècedsalre, el que cet interrègne , qnelque eonrt qu'il -dM être, ne pouvait s'appeler qu'anarchie <m répwbUque; ' ■ '
La gloire de dirigerjde modéreret âe'gouverbertet In-
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