‹ Histoire de la Révolution Française, 1789: Les constituantsChapitre 94 sur 117 · UVRE TREIZIEME · texte numérisé non relu

UVRE TREIZIEME

•> sera |a démise à changer de principes, M. de la Fayctic B est donc celui de tous les eiloyens sur lequel le roi peut le moins compter, celui qui, même en les reconnaissant, K sera le deraier à professer les prindpes du gouverne^ N mcpt ipoaarclii([ue.

• Qu'est-ce donc faire que donner des ministres à M. de « lft-Fayette?C'esl.!VouIoir que tout le royaume Ee mette à

V l't^son de Paris, au lieu que le seul moyen de salut est « deraniener Paris par le royaume. C'est TOnloir que H. de H la Fayette, joignant à ses propres moyeus toute l'in-

■ flueocedupoaTOir exécutif, devienne, quand il lui plaira, « cbef de l'armée, oommandantdetoutes les gardes nationa- • leSflieutenanlgÉnérBlduroyaame, distributera* de toutes

■ les glaces, et premier ministre avec des ministres pour Il c«mmipiC'e9t-à-dire qu'en même tempsesclave et despote,

■ sujet et maître, il serait le pins redoutable des tyrans.

. > Mais M. de la Fayette, qui se croirait détrâoè lorsqu'il « ne serait que remis à sa véritable place, ne deviendrait-il

V pas redoutable aux nouveaux ministres ?

ti C'est ici l'erreur qne je dois démontrer. » Et après avoir démontré que si le roi retirait la main que lui et ses ministres prêtent à la Fayette, pour le grandir â leurs dépens, ce général cesserait bientôt d'être redoutable :

« Quels sont ses succès, » dïl4t, «avec tous ces moyens? « Que serait-ce donc si, réduit ô ses propres forces, il ne •I pouvait plus ni séduire par les richesses ni corrompre u ,par Je: crédit, s'il n'avait, en un mot, que l'inerlie de sa « pea&ée et la BUliitë de son talent? Non, jamais un tel

■ boouie, borné au commandement d'un Corps de garde <i. naltoi|Bl« suttfU'dQnné à la mnnieipaiilé de l>arisi sur-

■ veillé psf leoarps législatif et sans faiwar auprès du roi, « De i^oorrait lïlre TeiMU^Ae. Alora, s'il n'a cfao de l'am-

m LKS CONSTITUANTS.

•I bition, il quitterait de lui-même sa. place ; alors ses aaxi- H liaires d'aujourd'hui, trompés dans leurs «spéraoees, « seraient les prcinierB à l'abandonner; alors le prétendu « héros s'évanouirait. "

L'êci'ivain terminait celte première note en ooAseîUant au roi de confier son trAoe cl l'arioéeau marquis deBonillé, généra] d,'\in caractère, sûr, d'une opinion monarohique el constitutionnelle, estimé des troupes, honoré . loéflie des factieux, sévère contre l'indiscipline, incapable de trafajr ni te roi par cajolerie au peuple, ni le peuple par oomplai* sance à la cour, ni ses devoirs par popularîsme,^ ni l'ordre par tmpéritie. Bouille, qui possédait en effet touLea ces qualités, commandait alors à Mets. Il étailje seul dt»gi' néraux qui eût su maintenir intactetinconruptiUeaieienf bauchages le corps d'armée considérable dont i) avait le commandement sur les frontières du Nord.

Le jour où Mirabeau envoyait cette note .éloq«ent« et juste contre la double dictature de la Fayette, il écrivait à la Marck dans un billet du soir :

u J'ai TU hier l'homme eu:^ io.djécîsioo6 (la Fayette) chez « le duc de la Rochefoucauld. Je démontraiià lui et A ce • comité, ce qui est trés-vraî, qu'ils n'ont ni dans la tête , « ni dans le cœur, ni dans l'flme aucun élément de sociale bilité politique. Je les trouvai tout émus de la motion ■ contre les cordons et la noblesse héréditaire et voulant H arranger un plan de bataille que je tournai en ridîeule.

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