‹ Histoire de la révolution françaiseChapitre 5 sur 16 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

Je vais conduire niçs lecteurs jusqu'au traité de Campo • Forraio , qui termina . ou plu-tôt suspendit cette guerre opiniâtre de la France et de T Au triche. Ici les événemens se compliquent beaucoup , mais ils aboutissent à un commun résultat. J'aurai enfin à pro* noncer le nom de paix; mais les événemens qui vont accompagner ou suivre celle de Campo-Formio montreront assez ce qu'il faut attendre d'une paix sans loyauté.

Libérateur die l'Allemagne^ l'archiduc Char- PrisedeXeLi

. 1 • 1 y i> • • parTarchiduc

les voulait la mettre a couvert d une invasion cbaries. nouvelle et prochaine. Pour parvenir a ce bu t , "'*^*" *'^^' deux points lui paraissaient itnportans à sou* mettre sur la rive droite : c'étaient le fort de Kehl et la tète du pont d'Huningue. Mais l'un et l'autre étaient défenduis par l'armée de Moreau. Un jour avait suj£ à ce général pour s'emparer de Kehl. Il fallut près de deux mois à l'archiduc Charles pour le reprendre.

Moreau , maître de cette position , en avait

ago HISTOIRE

1797. compris Timportance : des ingéoieurs français y avaient élevé a la hâte , mais avec leur talent accoutumé y un fort qui^ pouvant toujours être secouru de la rive gauche, annonçait une longue résistance. Moreau chargea Desaix de le défendre; et le choix d'un tel commandant ajoutait beaucoup aux travaux de l'art. La tranchée était déjà ouverte depuis plusieurs jours, lorsque Desaix fit, avec vingt mille hommes , une sortie qui eut presque les résultats d'une bataille rangée. Il força les premières lignes. de l'ennemi, et vint prendre les Autrichiens à revers. Il ruina plusieurs ouvrages ^ encloua quinze canons , et fît quinze * cepts prisonniers.

I Mais l'archiduc sut se tenir à l'abr^ d'une

nouvelle surprise. L'efibrt de son artillerie fut dirigé sur le pont de Strasbourg. Il est enfin rompu ; on le répare; il tombe en éclats une seconde fois. Moreau ne peut plus donner les mêmes secours au fort assiégé. La seconde parallèle est achevée. Desaix se défend encore ; il ne veut i:endre qu'un monceau de cendres» Le 10 janvier^ l'archiduc Charles entre dans une chétive bourgade devant laquelle il a perdu ' quinze mille hommes. Le général Desaix conserva, par

une capitulation digne d'une telle défense, 1797 toute son artillerie, et il repassa le Rhin avec sa garnison , tambour battant, mèche allumée et drapeaux déployés.

On peut dire <|ue Moreau , par une résistance qui arrêtait si long-temps l'arcbiduc et l'élite des' troupes autrichiennes, contribua beaucoup aux succès de l'armée d'Italie, et à la prise de Mantoue.

Cependant , à l'occasion même de la défense dé Kehl , Bonaparte juge très sévèrement , dans les Mémoires de Sainte -Hélène, son émule de gloire , et montre à la fois peu de '* soin et peu d'adresse pour dissimuler une vieille jalousie.

La défense de la tête du pont d'Huniqgue illustra beaucoup aussi son commandant le général Abatucci. Ce brillant officier, après avoir repoussé un formidable assaut , fit une sortie qui ruina pour un temps les ouvrages de l'ennemi. Mais, au milieu de ce succès, il tomba blessé à mort. Lé 19 février, la garnison capitula et repassa le Rhin.

Ainsi se termina, sur cette frontière^ une campagne qui fit à la fois la gloire de deux généraux ennemis, Moreau et l'archiduc Charles. Un armistice fut convenu entre les

1797* deux armées, et les Français, laisses maîtres de la rive gauche du Rhin , s'habituèrent à la regarder comme irrévocablement soumise à leur puissance. Le gouvernement français fit une faute en accordant cet armistice sur le Rhin. Cétait comme s'il eût envoyé lui-même l'arehidnc Charles et ses meilleurs bataillons au secours de la Carinthie et de Vienne elle* même , dont le vainqueur de Mantoue méditait déjà la conquête.

DUpoiitioM Quelles étaient les pensées du Directoire

du Directoire ^^ * ^

reUtîTementà rclativcment à fe paix avec l'Autriche? Il Êiut quelques détails pour éclaircir ce point. Ce gouvernement pentarchique offrait peu d'harmonie, et brillait peu par la prévoyance.

Celui des Directeurs qui s'arrogeait la suprématie politique , Rev^bell y avait un esprit de ruse et de mauvaise foi à laquelle sa brusquerie servait de rnasque. Il ne voulait que des paix partielles et transitoires; il craignait le retour des armées, celui des gàiéraux, et par-dessus tout celui de Bonaparte. Ce Directeur, parvenu au pouvoir par le seul effet du hasard, détestait un homme qui pouvait y être porté par sa gloire et son génie.

Quant à La Réveillère-Lépeaux , sa philanthropie s'accommodait fort bien de la guerre ;

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il y voyait le plus Sur moyeu d affranchir les i797 peuples, de leur faire connaître les bienfaits de la pentarchie , du nivellement {Politique , de cette déclaration des droits de l'homme, dont aucun article n'était respecté, même en France, enfin de cette religion naturelle qui n'4tait qu'une guerre déclarée au sacerdoce.

Barrascroyait devoir aiBcher des sentimens guerriers, à cause de l'espèce de renommée militaire que lui avaient faite plusieurs journées de la révolution.

L'extrême embarras des finances pouvait affaiblir le désir de la guerre chez ces trois Directeurs ; mais la ressource de la banqueroute s'offrait plus naturellement à leur esprit que celle de la paix. Ces trois Directeurs pensaient qu'il ne convenait pas à la République française de.se montrer au-dessous de la république romaine. Ainsi c'était sur une guerre perpétuelle qu'ils fondaient le bonb.eiir de )a Srance et du monde. Mais lés Romains avaient sxgaé des trêves, et même des traités de paix. A leur exemple , les trois Dinectebrs et tous les hommes de leur parti pensaient qu'on pouvait traiter avec un État puissant , soùs la condition d'écraser , pendant l'intervalle, des États faibles.

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ï 797 • Carnot, cet ancien collègue de Roberspierre^ de Billaud-Varennes I. auquel il était donné d'être, dans le Directoire, l'organe de tous les principes de modération qui pouvaient se concilier avec l'existence monstrueuse de la République, montrait du penchant pour une paix qui allait rendre son rôle moins brillant et ses talens moins nécessaires. U la voulait, si tious nous en rapportons à ses Mémoires , non pleine de menaces ou de fraude, mais pleine de fierté.

Le Tourneur de la Manche était , comme je l'ai déjà dit,, entièrement soumis à l'ascendant de Carnot. Us avaient contre eux la majorité; mais Bonaparte pouvait faire pencher la balance. Dispositions Voyons les dispositions des deuic autres

de rAutrlche. . i ii*/ 9 «i* iiva^

parties belligérantes, cest-a-dire de l Autriche et de l'Angleterre.

L'Autriche,^ quoique battue si souvent, et d'une manière si foudroyante , dans le cours de cette campagne, se faisait admirer de l'Europe et respecter de la France elle-même, par la constance avec laquelle elle suppor-* lait et savait quelquefois réparer ses revers. Louis XIV, abandonné par la fortune , avait montré moins de ténacité dans ses résolutions,

et son beau royaume avait déployé moins de 1797ressources. Pas un seul ferment révolutionnaire ne se découvrait au sein de ce vaste empire. C'était sans murmure qu'une armée nouvelle venait recueillir les faibles et tristes débris d'une armée qui avait disparu. On y faisait la guerre sans génie ^ sans une vive ardeur ; mais chacun remplissait son métier de soldat I son devoir de sujet, sans consulter l'événement. Si Wurmser, Prôvera et Wuskadov^ch avaient fait briller une audace toute française, la fortune avait trompé ou n'avait secondé qu'un moment leurs efforts héroï(|ues. Le savoir de presque tous les autres généraux consistait à éviter les grandes fautes et les désastres complets; ils ne tiraient, dans les batailles vivement disputées , qu'un parti insuffisant de leur cavalerie : mais » bien ménagée , elle donnait un aspect imposant à leur retraite. Commis les Autrichiens semblaient un peuple conjuré contre toute espèce de nouveautés, ils ne les admettaient pas dans l'art militaire; ils manœuvraient toujours comme dans la guerre de sept ans. L'esprit correct , méthodique et froid du maréchal Dawn semblait encore plan^ sur tous les camps autrichiens.

Il est vrai que l'archiduc Charles s'en était

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797. écarté dans cette campagne, par une conception hardie, digne dû fameux roi de Prusse.

Mais quand on considère l'ensemble de sa vie militaire, on le trouve plus digne 4'estinie que d'admiration.

Le soldat autrichien allait rarement au-delà de son devoir ; il pensait , comme Ta dit Bonaparte, que chaque jour suffisait à sa peine; mais il était toujours prêt à recommencer le lendemain. Cet esprit national semblait une ' émanation de celui qui dimgeail l'empereur François II , sa Camille et ses ministres. Les manières populaires de la maison de Lormiâe^ assise sur le trône d' Au triche,. étaient 'deve*^ nues pour tous les cœursun lien qu'on sentait plu» puissamment dans les joufis de l'adversité. C'était avec un papier^psonnaie plus déplo* rable encore que les assignats / puisqu'il n^avait pas de grandes propriétés pour hypothèque; c'était aussi avec quelques vieilles économies , avec quelques subsides de F Angletet^r^, reçus orgueilleusement à titre d'emprunt ^ qtïe-l'Autrichcf soutenait le fardeau d'une telle guerre. Ce papier-monnaie , haBillé de dix manières différentes, quoique fort décrié, ne tomba point dans un discrédit total. IJ'empereui* et sa cour se refusaient à toutes 1^ dépenses qui

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xie concouraient p<^ni au aalut de reknptre. Ce fut jiar une vie frugale que François II, dans vingt -^ cinq, années des plts terribles épreuves y put se naaintenir un puissant sou* Terain.

Si le baron Thugut^ son premier midistre, ne s'éleva point à ces principes de politique magnanime que réclamait le salut commun ^ son. invincible fermeté i dans les années 1796 et 1 797 f me parait devoir le faii'e compter parmi les kontmbs delat du.plus ferme cà^ ractère.

Après les plus sanglantes défaites^ on. ne vit jamais un envoyé autrichieia se présenter dans le camp français.

La patience éehaj^à tellement aii Direc* UÀre, qu'il lui pcitienvie, vers lé temps de la prise de Manloue. d'envoyer legénéri^CIarke pQur sonder les ^lispositiôns d'un gouverne* ment obstiné à nejamais/confesser ses souffrances. On ne Tonlnt pas le réoévoii^. L/AutripfatB commençait, il est vrai^, à se Résigner à'iaiplerte de.&espixivinces bèlgicfues^ éûr lesquelles , malgré lenrs rjehësse», die ne lërait que des tributs médiocres , et-doat Tesprit re* muai)t et rebelle l'avàitcntellemetit fatiguée. Elle s'en était dédommagée d'avance dans le

X797* second démembrement de la Pologne. Mais elle ne voulut plus^ en dépit des arrêts multipliés du champ de bataille , consentir à aucun sacrifice y ou bien, en paraissant céder , elle demanderait des compensations tout à som avanfuge. Le Directoire avait fait tous ses efforts pour lui indiquer la Bavière comme un ample dédommagement de la Lombardie.

Mais c'était un piège que l'Autriche sut bieu démêler. Au seul mot de Bavière , le roi de Prusse et tous les princes du nord de l'Allemagne n'auraient pas manqué d'armer contre l'Autriche, et le premier auxiliaire qui serait venu à eux aurait été la France.

Situation de L'Angleterre voyait avec une insigne îmi-

TAnglcterre. . J^ 1» -i • t •

tience les malheurs du continent. Les victoires maritimes qu'elle avait remportées les deux années précédentes k la vue des cèles de la France, ses prisons reipiplies de nos cor* saires, les colonies hollandaises qui devenaient le prix horriblement usuraire des inutiles secours qu'elle avait donnés à la Hollande , le magnifique empire des Indes qui achevait de tcmiber sous ses lois, ses emprunts qu'elle remplissait sans peine , sa capitale dont la vaste étendue recevait chaque année de merveilleux accroissemens , enfin le commerce de

Tiinivers subjugué par son industrie et visité >797par sa marine , tout lui faisait oublier les combats peu glorieux gu^elle avait livrés dans la Flandre , et le chagrin d'avoir vu sur ce théâtre le duc d'York si loin des talens et des succès de son grand Marlborough.

Toutefois elle eût craint le moment où la France^ après avoir dompté tous ses ennemis, et même cette fière Autriche qui restait la dernière sous les armes , eut pu diriger contre une lie superbe cette force d'enthousiasme, cette puissance de haine, cette ivresse de gloire' et cette subite création des reâsôurces qui rappelaient les jours les plus triomphans de la république romaine.

tje parti démocratique qui s'était montré en Angleterre dans les premières années de la révolution francise , avait été si puissamment'contenu par les mesures énergiques de M. Pitt, et surtout par la vigilante énergie * de l'esprit national, qu'il ne donnait plus de sérieuses alarmes. Lés Françskis- pouvaient Entreprise trouver des alliés dans les catholiques d'Ir^snccèssariir. lande, qui couvaient leur vengeance depuis ' deux siècles d'oppression. Depuis deux dns, l'Irlande ne cessait plus de s'agiter; les mécontens avaient des chefs d'un ordre asseas in>-

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>797* posant : mais ils étaient surveillés de fort près; le lord Fitz-Gerald avait payé de sa vie une conspiration ourdie sur un, plan assez vaste.

M. Pitt. était ouvcrtçn^ent pronopcé pour l'émancipation des catholiques dlrlande, ce qui eût calmé tous les troubles de cette lie; mais le roi George défendait avec un ^èle opiniâtre et irréfléchi des principes auxquel$ la maison d'Hanovrp devait d'avoir été appelée au trône d'Angleterre, comme si une longue et tranquille po$6e$sion n'eut pas permis de les modifier. La plupart.de^graiides familles anglaises se niQn traient irpbue^.du même préjugé. D'ailleurs M. Pitt se fii^t bien gardé de faire des concessions aux catholiques irlandais » dans le moment où ils trahissaient, un esprit de révolte.

Commet l'i^ngleterre i\^ pouvait ou ne vo^lait.^as faire sur lecpntineQt.uneseule.diver- ^ sion qui dimt^u^t les cjangeirs de son dénier âlUé, J'e^pereur d'Allemagne, elle craignait qu'il ne lui échappât psârjime paix séparçe.

Npus'verronç tout à l'heure le singulier Qi^pé* dientiqu'elle im$igina poMr prévenir ce malheur- Elle ^ut elle-;méme, dans cette anpée 1796» des, alarmes de la nature la plus pressante.

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Le Directoire avait promis ua discours actif 1797 et puissant aux mécontens de Tlrlande. Après la perte de deux batailles navales qui avaient porté un coup funeste à la marine française, le Directoire fi t armer à grands frais , dans le port dé Brest, une flotte de vingt-deux vaisseaux qui devait conduire en Irlande le général Hoche , avec ces mêmes troupes qui avaient signalé , à Quiberon, un courage si funeste à leurs compatriotes. Cette flotte osa sortir pendant l'hiver ; elle fut portée , en peu de jours , dans la baie de Bantry. Mais les vents , jusque-là favorables y se déclarent tout à coup contre cette audacieuse entreprise. Pendant un mois, une mer orageuse disperse les vaisseaux; et, lorsqu'ils se sont ralliés, les disperse encore, les chasse dans la baie de Bantry, et les en repousse. Les marins ne pouvaient naviguer qu'au travers dés écueils. On vit souvent les généranx, et même les soldats, s'indigner contre les chefs de larmée navale , et, l'épée a la main , leur commander de lestjeter sur un rivage d'où les Irlandais eux-mêmes les appelaient, et où quelques* milliers de Français avaient pu débarquer. Mais la tempête s'élevait plus furieuse , et justifiait la prudence des marins; il fallut céder enfin à des vents si

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1 797* contraires. Séparés les uns des autres ^ les vaisseaux retournent vers la rade de Brest; et, maigre leur dispersion, chacun d'eux y rentre successivement.

Cette expédition, dans laquelle on n'eut pas à regretter la perte d'un seul bâtiment, devint une source d'inquiétudes pour les Anglais , qui n'avaient dû qu'aux tempêtes le salut de l'Irlande.

Ce ne fut pas là le plus grand danger que les Anglais cbururent dans cette année. Les troubles de l'Irlande causèrent beaucoup moins d'alarmes à Londres que la nouvelle d'une révolte qui avait éclaté à la fois à bord des trois plus belles escadres deJ^ngleterre. Elle n'avait pour prétexte qu'une demande formée par tous les matelots, d'une augmentation de solde. Mais leur fureur éclatant à la fois par le meurtre de plusieurs de leurs chefs , par les plus violentes invectives contre les ministres, et même contre le roi, enfin par la menace inouïe de conduire leurs vaisseaux dans les ports de la France , portait le caractère effrayant d'une frénésie révolutionnaire.

La populace de Londres était elle-même agitée de passions sombres, qui faisaient craindre une insurrection générale. La banque

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rçtardaît ses paiemens : les villes mantifactu- i797« rîères faisaient, enteodre des cris de souffrance et même de révolte. Sous l'autorité du ministre le plus ferme et le plus habile , il se forma une ligue des propriétaires, des capitalistes, des chefs de manufactures; partout on agit avec vigueur.

Le gouvernement fut armé de l'espèce de dictature que demandaient des circonstances si difficiles. L'opposition parlementaire se ralentit du moment où celle du peuple prit de la violence. M. Shéridan surtout, dans le danger commun , prêta un noble appui à des ministres objets de sa haine et de ses sarcasmes. Les vieux marins, et surtout l'amiral Howe, émurent, par l'autorité de leurs anciennes victoires et de leurs cheveux blancs, les matelots mutinés. Ceux-ci furent bientôt amenés à livrer les chefs de la sédition. I^es troubles de l'Irlande furent réprimés. Ce malheureux pays reçut à la fois des châtimens sévères ^ et de flatteuses espérances pour l'avenir. •

Ce fut au sortir de ces dangers domestiques, Arrirée

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