MANIFESTATION
esprits à reclierclicr , dans l'organistne vivant , la connaissance des lois qui le régissent, des fonctions au moyen desquelles il se développe, s'entreffent et se met en rapport avec tout ce qui l'environne fut annoncée d'abord comme nous l'avons dit , par quelques éclairs passagers, apparaissant au milieu des théories les plus oitposées et ne laissant pdiiit de traces assez profondes, assez durables pour fonder une doctrine particulière. Celte époque nous rappelle des auteurs célèbres, au milieu desquels nous citons particulièrement :
]" Galien , Mondini, Vanhelmont, Boërhaavc, Glisson, Gorler, Haller, F. Hoffmann, Gaubius, Cullen , Vesale , Hunter, Césalpin, llarvpy , Brown, etc. comme ayant parleurs travaux, et chacun à sa manière , préparé la voie dans laquelle devait s'engager la science pour arriver à l'établissement de la doctrine physiologique ;
2" Bordeu , .lohn Hunter, Pinel, Bichat, Bédard, Réga, Pujol, Prosl , Ilasori , Tommazini, 3Iarcus, Caflin, Marandel , Edward Miller, etc. conune ayant, dans leurs écrits dévoilé le principe de la médecine physiologique et posé les bases principales sur les(pielles on devait bieiilôl la fonder.
3° Broussais , comme chef de celte école , et comme principal moteur de la révolution qui devait définitivement la constituer.
4° Enfin, MM. Scoutelten , Mongellaz, L. Ch. Roche, Treille, Bégin, Desruclles, Bouillaud, Goupil, Lasserre, Casimir Broussais , Richund, Jourdain , Fallût, Moiifalcon , Ferrez, Latour, Deleau , Sarlandiércs , Conlauceau , Boissean , etc. etc. , comme les apôtres de la médecine physiologique , chargés de la propager : les uns avec un véritable talent ; les autres avec un zèle bien souvent nuisible; d'autres, enfin avec des modifications qui soulevèrent le mécontentement et les réclamations de leur chef de secte, en devenant ainsi les premiers éléments deladivision cl du défaut d'unité qui devait ruiner celte école au milieu même des plus beaux succès de son principal fondateur.
Entre ces deux camps rivaux, pour ne pas dire ennemis, .se faisaient remarquer des observateurs laborieux beaucoup moins occu])és des débals de la théorie, que de l'élude sérieuse et raisonnée de la médecine d'application; parmi ces derniers nous
désignerons surtout : MM. Husson, Cayol, Alibert, Biet, Cullerier, Delens, Esquirol, Guersent, Itaicl, Lerminier, Renaudin, Ribes, Gendrin, Rayer, Fouquier , Nacquart, Choniel, etc.
Au milieu de tous ces noms, un nom, celui de Broussais doit surtout fixer actuellement Tatlention: au milieu de tous ces auteurs, un auteur, le chef de la doctrine dite physiologique, doit particulièrement occuper la scène médicale , dont nous croyons avoir exactement établi les principales conditions, toutefois sans la remplir entièrement, comme on l'a dit avec erreur , et comme on l'a répété sans attention suffisante.
Broussais, François-Joseph-Victor, naquit à Saint-Malo le 17 décembre 1772. Ses premières années se passèrent à Pleurluit village où son père exerçait la médecine , à deux lieues de Saint- Malo. Il fit ses études classiques au collège de Dinan où s'annoncèrent de bonne heure cet esprit d'application, cette impatience de caractère, ce penchant k la controverse, cette invincible ténacité dans les idées qui devaient avoir une influence positive sur toute sa carrière médicale.
Sorti du collège en 1792, il s'engagea comme simple volontaire. L'altération de sa santé lui fit abandonner la carrière des armes ; il fut admis à l'hôpital de Saint-Malo en qualité d'élève en médecine. Il vint ensuite à l'hôpital de la marine de Brest, étudier l'anatomie sous Billard et Duret.
Nommé officier de santé, il fit un court voyage dans la marine marchande. Ce fut alors qu'il apprit l'assassinat de son père et de sa mère, victimes d'une haine de parti, l'incendie de leur modeste habitation et la ruine à peu près entière de son faible héritage.
Marié en 1793, il eut six enfants. Deux sont médecins : Casimir et François Broussais.
Il prit du service à bord d'un corsaire parti de Saint-Malo , et du produit de ses excursions acquit, dans ce pays , une petite propriété très-modeste , la seule qu'il ait jamais possédée , et dont il fut bientôt dépouillé par d'avides créanciers.
Après avoir été chargé pendant quelques anûces d'un service