DOCTRINE D'ESPAGNE
Los médecins espagnols, d'après Broussais, ont associé le Brownismo aux doctrines anciennes et à celles de Bocrliaave; il dit , 2° Examen, p. 332 :
« Ils ont fait de la médecine, comme les médecins de Montpellier, une science abstraite, un exercice de la mémoire. » Il cite surtout Scvero Lopcz et Piquer, dont l'attention s'est plus parlinilièrement portée sur la doctrine de Cullen. Il les accuse de mettre beaucoup trop d'apparat dans leurs discussions au lit des malades.
lUi MANIFESTATION DE LA RÉVOLUTION MÉDICALE.
Enfin il termine par une dépense considérable de flatterie dont il est aisé d'inter|irétor le motif et l'objet, Inr. cit., p. 552.
«Toutefois, les médecins de la Péninsule sont, ainsi que la plupart des bommes de leur pays , remplis de perspicacité, doués d'une conception très-facile ; je ne doute pas qu'ils fassent les plus grands progrès en physiologie aussitôt qu'ils auront la clef de celte science admirable. Déjà plusieurs ont médité les ouvrages de Bicbat ; qu'on leur donne le secret de l'application de ses découvertes à la physiologie, et j'ose prédire chez les Espagnols des progrès qui les feront peut-être dépasser , dans la médecine pratique , des nations qui passent pour plus civilisées et pour plus éruditos. »
Il ne manquait plus , pour couronner cette louangeuse prédiction, que d'ajouter cette conclusion dans l'esprit de l'autour : « Et c'est moi qui leur donnerai ce secret!...»
Pour preuve de ce que nous avançons , il sufTit do lire ce que dit Broussais , 3* Ejiimen, t. 5 , /*. 541 :
« Ce que j'avais prévu concernant les médecins d'Espagne s'est vérifié il la lettre. L'un d'entre eux , le docteur Hurtado do Mondosa, ayant suivi les cours de médecine physiologique (jui ne faisaient à Paris en \H\'6, fut frappé de la différence qui distingue cette médecine de toutes les autres; il douta et voulut juger par l'expérience Ayant donc eu plusieurs fois l'occasion de comparer le
traitement des mêmes maladies au Val-de-Grâce et dans les liùpilaux civils où nos principes n'avaient point encore pénétré, ce médecin fut convaincu. »
11 vante beaucoup les efforts du propagateur espagnol et les merveilleuses conséquences (le l'inqiortation de la médecine physiologique dans ces contrées, cl termine ainsi , p. 550 :
« Nombre de jeunes médecins des universités les plus célèbres d'Espagne se sont rendus à Paris jtoury contempler notre doctrine, et s'assurer si tout ce qui la constitue a réellemont franchi les
monts Nous n'avons pas moins admiré roxtrénio facilité et la
pénétration ipii les distinguent, ([uo leur franchise, leur ardeur pour la vérité, «l le mépris qui leur est conunun jtonr toutes les
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petites intrigues de coteries qui opposent de petits retards aux progrès de notre doctrine dans la capitale de la France. »