FIEVRES
C'est k l'occasion de» fièvres parliculiéremont que le réformateur altacpie l'outolnijisme avec un avantage (pi'il aurait bien dû ne pas coni|trometlro |tarune mauvaise déhnilion, par des applications forcées, abusives dt! son principe, et par des déclamations du goût do celle que nous trouvons dans lo Traité de l'irritation et de la folie , préf. p, i,xxvii :
« Viiilii le fanatisme d'opinions Tous les auteurs de ce
m: \.\ noCTKiNE i'HYSIOLogique. 295
genre ont beau protester de leur tolérance, ils n'en sont pas
capables ils pardonnent à un confrère, romancier comme eux
mais ils ne font jamais grâce à l'homme austère qui ne veut cclcbrer aucune idole , et qui passe devant le panthéon de l'ontologie sans fléchir le genou. »
Était-ce bien à troussais qu'il convenait de réclamer ainsi contre l'intolérance elle fanatisme des opinions?
Pour lui : « la fièvre n'est jamais que le résultat d'une irritation du cœur primitive ou sympathique. » Ou bien encore : « la fièvre n'est autre chose qu'une accélération du cours du sang produite par celle des contractions du cœur avec augmentation de la calorification et une lésion dos fondions principales. »
En voulant trop simplifier, le réformateur s'est mis en contradiction évidente avec les faits. D'après ses définitions , l'accélération du mouvement circulatoire qui s'accompagne d'une augmentation de la calorificalion, et qui suit une course rapide, l'usage d'un spiritueux , un emportement de colère, etc. , serait donc un accès de fièvre ? Quant à cette expression : « et une lésion des fonctions principales » elle n'oiïre aucun sens déterminé; c'est une espèce de voile jeté , par l'auteur , sur le point de la question que l'expérience ne lui permettait pas de proscrire entièrement, et dont sa théorie systématique ne pouvait pas embrasser la réalité.
Nous en appelons en elïct aux bons observateurs qui ont fait une étude apiirol'ondie de l'état fébrile , et surtout aux médecins , aux malades intelligents qui ont éprouvé la fièvre : dans cet état n'existe-t-il donc rien autre chose que cette excitation directe ou sympathique du cœur , avec réaction dans les mouvements de cet organe , augmentation de la calorificalion ? Broussais le croyait dans l'une de ses définitions; il ne l'admet pas dans l'autre puisqu'il ajoute: « et une lésion des fonctions principales. )> N'esl-il pas bien positif qu'il existe en même temps un malaise indicible, un sentiment de lassitude et de brisement, une tendance au repos, une chaleur acre, pénible et maladive, comme si la calorificalion était non-seulement augmentée dans son activité mais en mémo temps altérée dans sa nature ; de manière à faire sentir qu'il existe
290 EXAMEN CKIIKUE
aulie chose qu'une simple exagéialion do l'clal i»liysiulof!ii|ue? El que (lés-Iors, sans faire de la fièvre une l'nlilr patiiuluj^itiuc, on doil cependant la considérer comme un étal particulier de l'organisme malade. Ces réflexions seront trop bien comprises par les praticiens pour qu'il nous soit nécessaire de commenter plus longuement les faits sur lesquels nous avons cru pouvoir les établir.
Si nous abordons aciuellement la théorie des fièvres , nous verrons que le réformateur, on combattant leur ossontialité, a rendu le service le plus important à la science; mais qu'il a, comme toujours, traité cette importante question d'une manière trop exclusive et trop absolue.
La doctrine des fièvres, telle qu'elle était encore admise en 1816, même dans le Dictionnaire des sciences médicales, par Fournior cl Vaidy, auteurs d'un article qui n'a pas moins de 2G9 pages , était un assemblage informe d'idées et de principes incohérents, un dédale, un véritable cahos. Nous ne chercherons pas même à rappeler la nomenclature des fièvres admises par ces auteurs, elle nous onlraînoraittrop loin; nous dirons simplement qu'ils décrivent une fièvre pour chacpie maladie. Ainsi, dans cet article se trouvent non-seulemenl les six ordres de Pinel, la fièvre hectique de Hroussais, mais des fièvres : puerpérale, de lait, larvée, jaune, lente nerveuse, lipyrique, pernicieuse, rhumatismale, traumatiquc, typhoïde, varioleuse, continue , réuiittente, inlermiltenle, etc., etc.
Il est évident <pie, dans le |)lus grand nombre de cas, c'est prendre ici l'elTet pour la cause, le sym|itônie pour la maladie; avec le grave inconvénient de no jamais alors établir le trailenienl sur les véritables indications à remplir. Ainsi , la fièvre étant la conséquence et non le principe de la variole, do la scarlatine, du rhumatisme, de l'érysipèle , etc., au lieu de nommer ces maladies fièvres varioli(pio, scarlalineuso, rhumatismale , érysipélatouse, il faut les désigner par les termes do variole, scarlatine, rhumatisme, érysipèlc avec fièvre. Au lieu de voir dans ces fièvres des cnlilés à cumbaltre, il faul s'allarlicr m'uIoiiioiiI ;i traiter les maladies qui les occasionnent, l'ellet di'vaiil céder aux moyens curalifs de U cause.
DE LA D(»(.TU1>E l'IlYSlOLOC.lQUE. 297
Telle est celle iii'aiule vérité, ce grand princi|u' théorique et praliquc dont Broussais a bien établi la réalité. Mais, dans son application exclusive, il a commis deux erreurs capitales, et surtout éminemment dangereuses par leurs conséquences relatives au traitement.
La première de ces erreurs est la localisation des fièvres dans la muqueuse (jastro-intestinale , et la prétention du réformateur de ne voir, dans toutes ces lièvres , que les différents degrés d'une gastro-entérite.
Que la lièvre gastrique , intestinale des auteurs soit une gastroentérite, nous le croyons avec Broussais; mais ([ue la fièvre bilieuse ne puisse pas être une hépatite: la fièvre maligne, un encéphalite , un «?'flc/(H/7/s; la lièvre ndjinaniique , \me péritonite, etc., au moins, dans quelques circonstances, voilà de ces exclusions que la pratique vient souvent condamner.
Que la lièvre typhoïde ne soit autre chose qu'une simple gastroentérite, par sa nature, sa gravité, sa marche, ses indications; voilà de ces paradoxes qui, dans l'état actuel de la science, n'ont plus besoin de réfutation.
Que les fièvres dites pernicieuses ne soient que des gastro-entérites, ou même des phlegmasies ordinaires des organes spécialement affectés , avec réaction fébrile , mais sans un danger spécial de congestion vers ces organes lors du retour de l'accès ; que l'on doive les traiter, comme les autres inllammations,par les antiphlogistiques proprement dits : voilà de ces hérésies pathologiques, et thérapeutiques surtout, dont l'adoption suffirait pour légitimer l'interdiction d'un médecin qui négligerait ainsi l'emploi des antipériodiques, et spécialement du quinquina, dans le traitement do ces maladies essentiellement dangereuses , lorsqu'on le réduit ;i l'emploi des antiphlogistiques proprement dits.
La seconde erreur de Broussais consiste à voir toujours une inflammation même dans les fièvres intermittentes sans complication, et de placer encore le siège de celle iiliiei^iiiasic dans la muqueuse gastro-intestinale. Il existait ici une difficulté que l'on n'avait pas d'abord prévue. Si la fièvre périodique est seulement
ii)8 EXAMEN CJilTiyLE
l'cffel sympalliiquo d'una (fastro-cntérite , comnienl se fail-il que rinflaminalion t'iaiil continue, son résultat ne se manifosto qu'avec des retours assez n'uuliers pour être calculés iravanro? Uion Je plus simple, nous répond d'abord avec hésitation le réforniattuir : c'est parce qu'il existe des gastro-entérites intermittentes.
Insensiblement il s'affermit dans cette idée, iju'il n'ose pas encore avancer avec son assurance ordinaire. Enlin , l'un de ses élèves, M. MongcUaz, prend sur lui la pesante responsabililé îles phlegmasies périndiiiues ; et, dépassant les préleiilions de son maître, qui s'était particulièrement attaché à Ugastro-entérile, ne craint pas d'avancer dans son Traitement des irritations intermittentes :
« Toutes les irritations continues, inflammatoires, hémorragiques, subinflammatoires et nerveuses qu'il est possible d'observer dans les divers tissus du corps humain se présentent également dans les mêmes tissus sous la forme intermittente. »
On trouvera dans les Ann. de la dnctr. phijs.. t. 1 , p. 105 , l'exposition, ou , mieux peut-être , la réfutation de ce principe, vrai si son application est bornée aux irritalions nerveuses, erroné si on le rapporte aux autres irritations d'une manière aussi absolue. Du reste, Broussais avait dit lui-même : « 1,'irrilalion morbide peut être inlermillente dans tous les appareils et dans tous les systèmes organiques. »
.\insi, d'après le réformateur, les lièvres périodiques, sans aucune exception, ne sont rien autre chose que des gasiro-entériles intermittentes, et doivent être combattues comme telles!
Nous le demandons, est-il possible de compromettre plus sérieusement une doctrine en la jnettant en o|qiosilion manifeste avec les faits les mieux observés, avec l'expérience de chaque jour?
Nous en appelons encore à l'observation des praticiens les plus éclairés, pour savoir :
1" Si, dans la fièvre éphémère simple, on trouve ordinairemc.nl une gaslro-enlérile , ou même un autre foyer iiiflaminaloire détern>iné ?
2" Si, dans la lièvre dite inflammatoire, la muqueuse gaslroiuleslinale est toujours le siège d'une phlegmasie appréciable; si
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même il existe toujours un organe plus spécialement enflammé ; si ces deux flèvres , lorsqu'elles offrent peu d'inlensilé , ne se guérissent pas ordinairement par le repos , la diète et les boissons tempérantes, sans aucun moyen local?
3" Si , dans la lièvre intermittente pure , avec apyrexie bien franche , il existe la plus légère apparence de gastro-entérite , et même d'aucune autre inllammation. Si cette fièvre ne marche pas, au contraire, à l'instar des maladies nerveuses, caractère que démontre encore le succès à peu près constant des opiacés, comme nous l'avons expérimenté un grand nombre de fois ; enfin , si le traitement le plus efficace de ces fièvres ne consiste pas dans l'emploi du sulfate de quinine associé à l'extrait aqueux d'opium?
Nous parvenons presque toujours de cette manière h prévenir l'irritation de l'estomac par l'action directe du fébrifuge ; à détruire la périodicité par des doses beaucoup moins élevées de cette préparation de quinquina ou de toute autre.
Broussais a bien senti la puissance de cette objection , et dans l'impossibilité de ne pas accepter des faits aussi évidents, il a imaginé, pour en éluder les atteintes, un moyen qui certes n'est pas heureux.
Après avoir avancé que « les inflammations intermittentes cèdent aux saignées et au froid appliqués durant la période de chaleur ,» il ajoute : « que les inflammations intermittentes cèdent sans danger auquiiiipiina et aux autres toniques administrés durant l'apyrcxie, lorsqu'il n'y a pas de pléthore, et lorsque les organes de la digestion ne conservent aucune trace d'inflammation après la période de chaleur. » Broussais a-t-il donc oublié qu'il s'agit ici , d'après lui , d'une (jastro-entéritc, et que, même en la supposant intermittente, le meilleur moyen, d'après son système, de la rappeler, de l'entretenir et de la laisser passer k l'état chronique, en même temps que la fièvre dont elle est le principe , consiste précisément à mettre en usage les toniques dont il conseille lui-même l'emploi, lorsqu'il aurait pu se borner à le tolérer simplement.
Combien cette concession a dû lui coûter ! et cependant elle ne sera pas la dernière qui mcllra sa thérapeutique en opposition
JOU KXA.Mt.N ClillK'l-K
directe avec sa Uiéorie. Il fail observer « que les toniques no réussissent pas ici lorsqu'on les administre au moment du frisson ou durant la période de chaleur. »
Mais quel est donc le praticien, même le moins expérimenté, qui procède ainsi dans le traitement des fièvres intermittentes par le quinquina ou ses succédanés? On nous saura gré, j'en suis certain, de ne pas insister davantage, et de ne pas abuser de la supériorité (pie prend ici la vérité de l'expérience et de l'observation sur les illusions et les erreurs de la théorie.
îNous le dirons même avec satisfaction, en terminant cet article, Broussais a proclamé les préceptes les plus sages pour l'administration du quinquina dans les fièvres intermittentes avec complication de gastro-entérite , ou même prédisposition à cette dernière inllammation.
11 fail observer avec raison que, dans ce cas , si l'on donne le fébrifuge par la bouche, il en résulte bien souvent une augmentation notable et dangereuse de la gastro-entérite avec développement d'une fièvre continue ; que dans cette complication il faut attaquer d'abord la pldogmasie par les antiphlogisliques appropriés, et cond)allre ensuite l'intermittence par les fébrifuges, en choisissant une autre voie pour leur application.
Cette importante modification n'a point du reste été sulTisammcnl appréciée, et chaque jour le sulfate de quinine est encore cnqtloyé , même à dose élevée , sans que l'on ait préalablement bien jugé la question de savoir si la partie du tube digestif, sur laquelle on se propose de le porter est en mesure d'en soutenir l'action directe sans danger d'inllammalion. Chaque jour aussi des accidents graves sont la conséquence de cette pratique , et celle médication si i)uissanle ri si fructueuse lorsqu'elle est bien raisonnée , devient une médication meurtrière sous la direction d'un empirisme irréfléchi.
La cdinpiicnlion n pins fâcheuse de ce genre est la rencontre d'une fièvre inlermiltenle pernicieuse encéphalique avec une gastroentérite grave.
Appelé en IS20 àFonl-Cher, près Tours, pour M. Peligars qui
olTrail un cas de ce genre, nous y Irouvâmes six confrères venus de la ville. Trois voulaient administrer le quinquina par la bouche en raison de la fièvre pernicieuse dont le malade avait déjà supporté un accès auquel il avait été sur le point de succomber ; les trois autres s'opposaient fortement à cette médication , objectant la gravité de la gastro-entérite qui en effet offrait beaucoup d'intensité.
Nous trouvâmes le moyen de concilier les intérêts du malade et les opinions opposées de nos confrères en prescrivant des bains de quinquina , de deux livres , dont le succès fut complet.
Nous rappelons ce fait qui, à cette époque , eut -un certain retentissement, pour donner la mesure de ce que l'art peut encore faire dans des cas aussi graves.
Du reste Broussais considère l'action du quinquina , dans la guérison des fièvres intermittentes , comme une médicalion purement révulsive , ce qui nous empêche entièrement de comprendre comment il a pu se décider à la prescrire dans ce qu'il nomme les (jastro-entériles périodiques.
3» HEMORRAGIES.
Le réformateur attribue « les hémorragies spontanées à l'irritation des capillaires sanguins » et les fait dépendre « des mêmes causes éloignées que les inflammations. »
Ces principes sont généralement vrais , leurs applications à la thérapeutique sont fécondes en résultats favorables ; cependant il ne faut pas les adopter d'une manière aussi exclusive que l'a fait Broussais.
Un observateur attentif peut-il en effet confondre la simple épistaxis, les flux menstruel, hémorroidal , etc., avec l'inflammation de la pituitaire , de la muqueuse du vagin , de l'utérus , du rectum , etc. N'csl-il pas évident au contraire que le mouvement hémorragique et le mouvement inflammatoire , qui peuvent se compliquer sans doute , offrent chacun leurs caractères particuliers et distinctifs qui ne permettront jamais de les identifier , ou de les
'M)i EXAMEN CKITlylE
regarder seulemenl coinuie les degrés successifs d'une même alléralion.
Ne voyons-nous pas au conlrairc , à chaque instant, des inllammalions légères s'accompagner d'hémorragies , d'autres violentes ne pas offrir celle complicalion, bien qu'il s'agisse du même lissu, (lu même organe : d'un autre coté , les hémorragies elles-mêmes se manifester, avec la plus grande intensité , sans aucun des caractères essentiels de la véritable phlegmasie , autre que l'afilux du sang vers la partie affectée. Ces faits, qui nous semblent établir les caractères différents et l'indépendance des irritations: hémorragit|ue , inllannnaloire, sont tellement fréquents et palpables , qu'il suflil de les indiquer pour démontrer que l'on peut rapprocher, mais qu'il ne faut jamais confondre les inHanimations et les hémorragies.
Toutefois, si Broussais est encore ici tombé dans l'application abusive de son invariable théorie, c'est avec un avantage incontestable qu'il a fixé l'attention des praticiens sur la nécessité de ne pas prendre le change dans les inilammations compliquées d'hémorragies; et, sauf les cas de contre-indication, de traiter ces inflammations comme les phlegmasies ordinaires par les moyens franclicnicnl aiitiphlogistiques.
Ainsi, dans les encéphalites avec apoplexie, dans les pneumonies avec hémoptisie , dans les colites avec diarrhée sanguine , etc. , les saignées veineuses cl capillaires duivciil être placées en |iremière ligne.
C'est plus particulièrement encore pour la dernière de ces altérations décrite , par les auteurs, sous le nom de dyssenterie qu'il a montré toute la supériorité de sa lliérapeutiipie dans ces cas particuliers en prouvant, ce que l'expérience confirme à chatiue instant, depuis la théorie du réformateur, que l'on enlève, dans cjuelques jours, par les ajjplications de sangsues au siège, les boissons adoucissantes et la diète, desdyssenteries qnv les niélhodes : évacuante, astringente et l(Uii(iue, basées sur un jtrincipe essenliellcmenl faux, prolongeaient souvent, |iendant des semaines et même des mois, au milieu des plus vives douleurs, du l'épuiscmenl et des dangers les plus pressants |)our la vie.
Bmussais n'osi pas aussi hcuroux, aussi vrai lorsqu'il proscrit culièremeul ladistinctiou des hémorragies en acd ces et passives; et lorsqu'il assure que : « les hémorragies spontanées dites passives se font par les mêmes lois que celles auxquelles on a donné le nom d'activés. » Lorsqu'il ajoute : « que la faiblesse générale et la faiblesse locale ne sauraient fournir la raison suffisante des premières ; que pour lui le succès des toniques et des astringents , dans le traitement de ces mêmes altérations , ne prouve point la nature asthénique des hémorragies , etc. »
jN'ous le demandons aux praticiens éclairés, en prenant pour exemple , entre mille , une hémorragie très-commune et très-facile à bien apprécier , traiteront-ils par des moyens semblables , en ne faisant que lesmodifler, c'est-à-dire parles saignées plus ou moins abondantes ou par les applications de sangsues l'épislaxis du sujet robuste , donnant un sang trop riche et surabondant; et l'épistaxis du malade faible , anémique , fournissant un sang pauvre , séreux et presque décoloré. N'emploieront-ils pas au contraire, dans le premier cas, les émissions sanguines , les tempérants; dans le second , les astringents, les dérivatifs, les toniques et surtout les ferrugineux ?
Ce point de la pathologie est un de ceux où l'on sent le mieux l'insufiisance, disons même les dangers des conséquences thérapeutiijues de la doctrine exclusive du réformateur.