ADYNAMIE, DÉBILITÉ
Les maladies parcliminution de la puissance vitale, bien qu'assez fréquentes, assez nombreuses, particulièrement chez les vieillards et chez les sujets de tout âge dont la constitution est épuisée, n'ont fixé l'attention du réformateur que d'une manière bien imparfaite. Il les regarde à peu près toutes comme symptomaliques d'une autre altération , et dès lors est bien loin d'avoir compris la véritable thérapeutique de ces maladies lorsqu'elles sont essentielles ; sa doctrine, sous ce nouveau rapport, est encore bien insuffisante, bien incomplète.
Il présente, c'est une concession déjà faite, le mérite réel d'avoir bien signalé la fausse adynamie, et d'avoir prouvé que, dans celle-ci, les toniques sont essentiellement dangereux en augmentant l'inflammation dont celle faiblesse apparente est l'eflet , et par conséquent cette faiblesse elle-même ; tandis que très-souvent les émissions sanguines, et toujours les antiphlogistiques sont les véritables moyens de guérir cette adynamie symptomatique ; mais l'abus de ce principe l'a, connue dans beaucoup d'autres cas, directement conduit à l'erreur.