BÉCLARD
mort», comme si la mort était un être auquel d'autres êtres, les fondions, jjourraienl olïrir une résistance.
Il dislingue deux vies dans un même individu : « l'une animale, l'autre organique » , comme si la vie , qui n'est qu'un résultat fonctionnel, pouvait ainsi se partager en deux êtres dont l'empire s'harmoniserait bien difficilement dans un même organisme. N'estil pas bien plus rationnel de faire porter la distinction sur les phénomènes vitaux que de l'établir sur la vie?
Ne se trompe-t-il pas également lorsqu'il admet la pluralité des foyers nerveux dont l'ensemble forme le centre épigastrique?
Nous croyons avoir établi , avec la plupart des physiologistes qui ont traité celte question, que le centre nerveux ganglionaire , sans cesse en communauté d'action et de réaction avec le centre nerveux cérébro-spinal, offre le véritable centre épigastrique envisagé au point de vue de la question qui nous occupe. On trouvera, du reste, au besoin , des détails étendus sur cet objet dans le Traité de physiologie que nous avons publié.
Pour compléter ce qui est relatif à l'anatomie des tissus , considérée surtout comme fondement de l'anatomie pathologique et de la médecine physiologique , nous mentionnerons les travaux de Ribes sur la conjonctive et la muqueuse buccale; ceux de Chaussier sur l'utérus, etc., ceux de Dupuytren sur les tissus accidentels; leçons inédites que nous avons recueillies. Enfin, les Éléments d'anatomie générale de Béclard, l'un de nos anciens amis, homme de savoir , d'exactitude rigoureuse , de conscience et de génie.