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Stuart, reine d'Écoese et épouse du dauphin de France, comme la vraie héritière de Marie Tudor '. Cependant Henri 11 s'était empressé aussi d'adresser à la reine Elisabeth les protestations les plus vives d'estime et d'attachement. Il la conjura de se dégager d'une alliance qui avait été si funeste à l'Angleterre et de conclure avec lui une paix particulière, sans y mêler ses intérêts avec ceux de l'Espagne, dont elle devait absolument se séparer. Elisabeth paraissait incliner vers ce parti lorsqu'un acte impolitique de Henri II vint l'obliger à rester unie, momentanément du moins, avec l'Espagne. Elle avait conçu le plus profond res* sentiment en apprenant que Henri II, d'après les suggestions des Guises, avait permis à sa belle-fille, la reine d'Ecosse, de prendre le titre et les armes de reine d'Angleterre. Aussitôt elle enjoignit aux représentants de l'Angleterre à Cercamp d'agir en tout de concert avec les plénipotentiaires d'Espagne, et de ne se porter à aucune démarche sans en avoir auparavant conféré avec eux. Mais, d'autre part, elle déclina la proposition de mariage que Philippe lui avait faite et, quoique alliée politiquement avec le roi catholique, persista dans la résolution de détacher de nou* veau l'Angleterre de la communion romaine ^ Cependant Henri II s'était assuré une sorte de compensation en profitant des embarras de l'empereur, pour obtenir de la diète réunie à Augsbourg, en échange de promesses d'amitié, la conservation assurée des trois évéchés (Metz, Toul et Verdun), dont la France s'était emparée dans la campagne de 1552. Philippe H, dont l'attention
1 Marie Stuart, nièce des Guises par sa mère Marguerite de Lorrain (femme de Jacques V, roi d'Ecosse), avait épousé, le 24 avril 1558, François, dauphin de France. Elle était descendante directe de Henri VU par la fille atnée de ce monarque, Marguerite Tudor, mariée à Jacques IV, roi d'Ecosse.
* Histoire des ducs de Guise , 1. 1, p. 601 et suiv. ; Robbrtson , liv. Xll*, et MiGNET, Histoire de Marie Stuart, cbap. U.
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étiit principalement fixée sur l*Angleterre elle Piémont, déclara, au sujet t\es récïamalions de TEmpire, que cela ne le regardait point ' .
Tel était Tétat des choses lorsque, sur la proposition de Christine de Lorraine, le siège des conf^^rences pour la pais fut. transféré, au mois de février 1559, de Tabbaye de Cercamp dans la ville de Càteau-Cambrosis ',
Elles furent reprises, le 6 de ce mois, et, dès la première Béance, ïe coonétable de Montmorency mit en avant un projet de mariage entre le roi d'Espagne et la fille aînée de Henri II, Elisabeth de France qu'il s'était agi, à Cercamp, de fiancer au iïh de Philippe, don Carlos. On revint aussi au projet d'unir le duc de Savoie et Marguerite de France, soeur de Henri il *. Le principal représentant d'Elisabeth , Thomas Howard d'Eflangham, ayant eu vent du projet suggéré par le connétable, flalta ïm premières espérances de Philippe H en laissant entendre aux plénipotentiairoâ espagnols qu'il ne manquait qu'un mari h s;»
' HiNKE, Histoire de Ffnnte, prîncipal&ment pendant le xvi» et le mvii" siècle (traduction de J.-J, Porchat)^ Parist, <8S4, 2 voL in-S^ t. 1, p. 1.19,
* On avait abandonné Tabbaye de Cercamp parce que c*était un b'eu ln~ commode, et on ne pouvajlse réunira Cambrai, dont il avait d'abord é4é question^ parce que cette ville t^en fermait trop de gens dt* guerre. Du reste^ il réstiU^tt d'un rapport onîclcl fait ^ur les lieux » h Gâteau^Cambrésis, qrie ceux-ci étaietil aussi en assez mauvais élat. Apr^s de longues diseusèion* entre 1»3 maréchaux des logis, ta distribution soi van le fut adoptée : le logl^de la duebessede Lorraine serait k Monsoulas; les pitmipotentïaires espagnols babiteLalent Buauregard et Moaplaisîr; c^ux de France seraient placés à Monsucuurâ tîi a la Belle-Image, et les ministres d'Angleterre se logeraient au palais de Tévéque. Papiers (tÉfnt rf« cardinal dt Granvefk,
t. v,p,4âa.
* La princesse Elisabeth, nëe h Fontainebleau te % avril It^, Q*aTa[|
donc pas enccre, à cette époque, atteint sa quinzième année. La princ<*sso Bîarguerite était nt'o en i SS3,