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rappelant les désordres cl les pillages déjà c^immls par les tmupiBi (étrangères, ils priaient le roi de 1ns rlîssoiidre ou tte les i*nîf ployer ailleurs. Ils demandaient en outre qull plilt au roi de faire administrer les affaires des Pays-Bas de 1 avis des seigneurs do pays, selon l'exemple également donné par les anciens sonverainSr qtii n'avalent eu qu'à se louer d une conduite aussi sage et aussi conforme à leurs vrais inlériHs ". Un langage aussi franc $«r* prit Philippe II et devait laisser des traces prûfotides dans sa mémoire j mais, vraisemblablement d'après les suggeâtions de h duchesse de Parme et de Granvelîe, iJ consentît à dissimuler son
» Voir cette remontrance dans les Documenté inéfUtSy 1. 1*% pp. 3Î3-3Î5. Pre&que (4>as les historienB mnderîies sap posent que le .serdnd point de la représentai ion des états était dirigé contre Granvelle. Il nous e<!i impoaeîble de partager cette opinion. GranvelJe. originaîre de la Bourgoipe, éttit lui -même jaloux de la prédilnction que Philippe témoiguait à $e§ cunseiliers espagnols ^ et quoique vifi-à-vis du roi il affectât une opinion contraire. il n^Glait rien moins que favorable au séjour prolongé de troupes de cetlo nation dans les Pays-Bas. îl rosulte des lettres coufidentîeJl es de Sebastien de TAubcupine aux Guïs^, que révèquè d'Arra<! nxulf traraillé sourdement h éloigner tous lOiî EFfpagnoIs de ces provinces On lit dans une dépêche (tu
& août : « i^dlci Presque est avec les aalre« 8i eiopefEehé&t ravi à faire
f sa brigue, et donner oinire que tant d^EspaignoIs ne demeurent en <^ fjapî, « que s'étant accommodé avec Madame de Parme ^ déjà Tort kln}\ ladtcle « dame faict le^ mêmes oflices pour les renvoyer chez eult, ayant remgittfé •f combien les états de par deçà en e^^Loieni desplaisanls, Ic^tlement que m Tes^pérancG commence à se cbanger depuis hier..*.. « Négaciat%ons\ telù'eSt etc, p. 77. Enfin t il fautii« pai perxlrc de vue qu'à cette ^p€M^, et malgré queîqueà syraptûmes dejaloune ^ l'importance de Gramelle n*avîift pas encore offusqué i^eLlement les seijçmmirg qui aspiraient au premier rang. Slrada d*t avec raison que le prince d'Oranee , le coniie d'Egmonl et les piijs grands seigneurs de Flandre n approheiidèrefil p.is beiiucoap m Jouissance en son commoncem^nti parce qu*i1s a'imaginaienl qu'un homme nouveau et qui n'était p<>int connu par «ï naissance l' ne pouvait «nti^re* comparaison avec eux. i: x
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reosentiment ei mémef à faire une promesse de nature à satis- Hiire les états. Il leur fit répondre, le 9 août, qu'Us avaient été méchamment induits en erreur. N'avait-il pas nommé comme gouvernante sa propre sœur, née et nourrie dans le pays ? De même, ils n'auraient qu'à se louer des ministres qu'il avait chargés de l'asilister. Trois mille hommes d'infanterie espagnole restaient, à la vérité, dans les Pays-Bas ; mais lé roi ne les y conscrvail que -pour assurer les provinces contre tous les évéùemeots qui pourraient survenir et aussi pour soulager les états, puisqu'ils n^oraient point à fournir la solde dé ces troupes. Des mesures étaient prises pour qu'elles fussent exactement payées et, en outrer, le roi leur avait donné pour chefs des seigneurs nattonaux, le prince d'Orange et le comte, d'Egmont. Néanmoins^ en présence du désir manifesté par les états généraux, il ferait en sorte de rappeler ces Espagmris dans un délai de trois ou quatre mots, pourvu que les états fournisisent au gouvernement lés moyens d'entretenir les troupes indigènes chargées de les rem^ placer. Il daignait même ajouter que, s'il avait connUi plus tôt le ^sir des représentants du pays, il aurait prisses mesures pour ramener avec lui l'infanterie espagnole. Mais dans l'état oii étaient iea choses, il fallait prendre patience; car son retour ne pouvait plus être différé >.
" Le 8 août , Philippe If avait signé les patentes de Marguerite de Panne comme régente et gouvernante générale des Pays-Bas et de la Franche-Comté de Bourgogne, ainsi que les nominations des gouverneurs provinciaux. II remit à sa sœur deux instruc*tions secrètes ; Tune qui limitait son autorité, et l'autre qui concernait particulièrement Textirpation de l'hérésie. Il résultait de la première que la gouvernante devait se conduire en tout d'aprè.^
1 CoUeeiion de documents HMits concernant l'histoire delà- BelgUftte,