‹ Histoire de la révolution sous Philippe IIChapitre 87 sur 198 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

disait-on, les seigneurs du plus grand village de rEuroi)e que les bourgeois d'une ville ordinaire. Ce village était, en effet, le plus beau et le plus riche, car il contenait plus de deux mille maisons, entre lesquelles on distinguait des hôtels et des palais.

La Hollande pouvait se diviser en villes industrielles et en villes commerçantes. Parmi les premières , Harlem occujiait le premier rang pour ses fabriques de drap ; Delft était également renommé pour ses draperies et ses brasseries; venaient ensuite Leyde et Rotterdam. On considérait Gorcum et Dordrecht comme les mfpihés de la Hollande. Du clocher de Gorcum , la vue pouv^*" xsser vingt^eux villes murées qui appartenaient toutes

a^; in. Gorcum était le siège d'un marché quotidien de

fi— ^ ; beurre et d'autres denrées , qui étaient principale-

jitr^ t iées sur Anvers. Dordrecht avait l'étape des vins du lUr ■/ le du grain, qui étaient apportés de la Gueldrc et des or. "^ , Clèves et de Juliers. Tous les marchands venant du H^; * le la Meuse étaient obligés de décharger leurs marchandises àaus le port de Dordrecht et, après avoir payé les droits fixés, de-recharger leurs marchandises sur les navires de la ville ou bien de transiger avec les péagers. Parmi les cités commerçantes ou maritimes, le premier rang appartenait incontestablement à Amsterdam. Bâtie sur pilotis vers la fin du xnr siècle, située sur le golfe de l'Y, traversée par de nombreux canaux,

découverts de Hollande, conduit par un vourman (voerman), où on la fit aaseoir sur une belle planche; et qu*a liant de Rotterdam à Delft , qui n*en est qu*à deux lieues, elle se trouva toute froissée et toute rompue. » 11 ijoute ailleurs ; • Les paysans de Hollande sont mieux couverts que les conseillers des présidiaux, et les plus riches éius du royaume (de France) : et il y en a gui donnent eu mariage à leurs filles une tonne d'or, c^est-àdirc, parlant en termes de ceptoys-là, cent mille livres. • Mémoires pour tervir à rhisloire de la république des Provinces- Unies des Pays-Bas, par AuiBRT DC MAiiuin (Londres, 475i), t. l'r, p. 286, et t; II, jp. 75.

LES PAYS^VâS SOUS PVttlpFE tt.

elle t^tak surnoniinée \û Venise du oord* Dès le xv* siècle, Amsterdam en voyant ries vaisseaux dons la mer Editique ei prenait cîtVjà une [ïarl trèsmctive aux relations rommordales ave*! les royauiues seandmaves* Les marchands d'Amsterdam obtinrent njéme des souverains du Nord divers privilèges qui leur conféraient la liberté absolue du commerce dans la racr Baltique Us étaient aussi, dès le xm^ siècle, en relation avec la Livonte et ta Moscovie. On voyait quelquefois, rangés aulour d Amsterdam» plus de cinq cents navires venus de toutes 1^ parties du monde, et telles étaient déjà les ressources des marchands qu'ils achetaient, en un instant, toutes les denrées Mpi>ortées par ces Ibltes. La ville était r^i^alenient industrielle, car on y tissait a^ nuellement plus de 12,000 pièces de drap.

La seigneurie d'Uti'echl contenait quatre villes murées et plus de soixantcMlix villages; contrée moins basse que la Hollande, elle tiroit ses princiiiales ressources de Tagi iculture. Ulrecht, chef-lieu de la pro\ ince et ancienne métroj>ole, était reûomniée t^our le nombre et la somptuosité de ses églises,

La Zélande était à la fois agricota et maritime. Les habitanC *e livraient à la titivigation et à la pèche ou bien à la culture de la terre et à Télèvedu bétail Cotte province se composait derilo deSchouwcn, ayant pour ville principale Zinckzée, des Iles de Duvelant^ de Tholen, de Zaid-Beveland, de Noord-Beveland et *îe rimportante lie de Walcheren. La ville capitale û^ celle-ci était Middelbourg, en possession de Téiape des vins de France» d Espagne et de Portugal, Elle s'était tellement enrichie, par ce— j moyen, qu'elle avait pu acheter au xv* siècle le port d Ermuiden au seigneur dont il dépondait. Ce port, rattaché à Middelb*>ui^ par deuv canaux , (^tait alors célèbre dans toute TEurope : o» y voyait souvent à l'ancre cinq cents navires, parmi les<|uels des vaisseaux espagnols, portugais, français et anglais. Le port d^^J Vere, seconde place de I Ile de Walcheren , était surtout fré-J

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