LIVRE III
est vrai, maiseafin elle rétajt(l). Le midi priaeipaieaient: l'Apulie» la Lucaoie, le BruUutû, ta Ga^ labre, la Campanieja Toscane, Hstrie^ abondaient en frjoment, en vins et en huiles.
Le système d'exploitation dp sol étaitaasurément tirés imparfait. Ce travail agricole de cinq siècles, si supérieur aux essais de Vàge précédent^ ne s'iôlefait guère an-desaus des résultats que présentait an moyen-âge , daas les mêmes pays et sous des iaiitudes analogues, la législation privilégiée des Hiajorate. On ne pouvait espérer de résultats com« pletsd'un art naissant, encore aujourd'hui ai loin delà perfectiiHi; on devait surtout ne pas l'atteodre du aoée qui régissait alors les propriétés} sans ehtrer à cet égard dans un détail qui ne cotioiporte point le sujet de cet ouvrage et auquel, d'ailleurs, il est si aisé, de suppléer par la lecture des lois tbéodosiennes et de leurs nombreux commentateurs nous nous bornerons à rappeler on termes généraux que les grands propriétaires , dans l'empire, semblables aux majorazgos d'Espagne, occupaient et exploitaient à la tôte de leurs oolons et de leurs esclaves, la majeure partie du territoire.
Eloignée de Rome et retirée dans les villes municipales, au centre de ses immenses possessions, l'aristocratie avait abdiqué la haute influence politique; die était devenue rurale et môme, chose
(1) Sous Théodoric^ sous le régime delà royauté.
236 UlSTOliiE DE LA ROYAUTÉ.
assez surprenante à cette époque pour qui n'a yu de l'histoire que Técorce, elle s'était livrée à l'industrie. De grandes entreprises se faisaient par association ou aux frais de quelque riche patrie cien. Au sixième siècle, un Scaurus dessécha les marais Pontins^ probablement une partie de ces marais. Des capitalistes, tous de la plus haute noblesse, fondèrent une manufacture de poteries^ C'étaient trois sénateurs : Ampelius, Despotius et Théodule (1). On le voit dans le recueil de Cassiodore : cette entreprise était traversée par des intrigues jalouses que. le gouvernement déjoua en accordant un monopole , ce qui suppose publicité, concurrence, profits, par conséqueni, un établissement tout à fait industriel, desiiné à la vente et non un de ces ateliers privés si communs au moyen âge, dans les demeures des rois et des grands. Après ces données, on peut présumer que les hommes opulents de l'aristocratie prenaient aussi un intérêt dans le commerce. Les preuves nous manquent à cet égard, mais il ne faut pas ou«
(1) « Ampelio^Despotio^ etTfaeodulo Virîs Seiiatoribus Theodd* ricus Rex. — Decet nostri temporis disciplinam ^ ut qui publicis uUlilatibus servirnit, supcrfiuis oneribus non graventur. Nec dîgnumest, ul cujusquam laedat invidia oostris moribos ordinau. Quapropler figulinis Regia vobia aucloriiate conoessis operam navanter impendite ; nec vereamini ad alios vos actiones posse traduci, à quîbus injuncta praesentia vîx credimus explîcari. Ces* sabit ergo circa ?os împroborum nefanda praesunipUo. » Cas& Var. Lib. II , Epil. 23. ^