‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 107 sur 191 · LIVRE · texte numérisé non relu

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tioD ; égalité des charges résultant de l'égalité des droits , influence légitimement obtenue par une longue suite de services. Admirable utopie populaire! vaine pourtant, et décevante; car, il est temps dele dire, ce gouvernement municipal, si sagement, si savamment pondéré , ne fut, pendant toute la durée d'une tyrannie sans mesure ou d*un pouvoir sans nerf, que Tinstrument de la grande propriété territoriale, en un mot de l'aristocratie.

D'abord , les attributions accordées ou plutôt abandonnées aux citoyens par le pouvoir central, étaient toujours sans indépendance , souvent frivoles, quelquefois avilissantes. L'action du curiale n'était positive que lorsqu'il devenait l'agent du fisc et l'exacteur de ses concitoyens. Dans les circonstances solennelles, qui se renouvelaient sans cesse, il pouvait prendre la liberté d'offrir à l'empereur une couronne d'or ou le poids en lingot de ce don volontaire(l){ mais rien de sérieux ne lui était permis, et, dans les recherches qu'à tort ou à raison le fisc impitoyable ordonnait journellement, les biens ' du curiale en demeuraient responsables. Gomme les poursuites étaient inévitables, il était toujours sûr d'être ruiné ; souvent le malheureux voulait échapper par la fuite à ces dangereux honneurs ; père de famille , il voyait son héritage inévitablement

(1) Renooani. T. I; p. 59.

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