LIVRE nu
Va$9emblée de$ évêque% de la province, qui, d'une commune voix , le consacra métropolitain de Reims (1). 11 y avait donc une assemblée de pasteurs provinciaux sans le consentement desquels le choix populaire restait non avenu , et dont le sufrage imprimait seul è l'élection un caractère définitif et légal.
Sidoine Apollinaire nous montre deux évoques, ceux de Lyon cl d'Autun, par conséquent les premiers dans répiscopat qui, d'accord avec d'autres prélats, se jettent an milieu d'une assemblée violemment agitée et, à la Faveur du tumulte, imposent les mains à un homme, dépeint comme un saint, sans nulle ambition, mais qui, en dernier résultat, était relu du corps épiscopai et non celui du peupie (2). Sidoine lui-même présente un exemple plus frappant encore. Il venait d'être à peine investi d'une autorité due à ses dignités laïques et à sa haute naissance, lorsqu'il vit le peuple de Bourges le supplier de lui donner un évêque à son choix. Malgré les excellentes qualités d'Apollinaire, on ne peut reconnaître dans cette marque de déférence un de ces hommages rendus par l'instinct public à des vertus éclatantes et merveilleuses; telle n'était pas
(1) Plod. XI.
(9) a Jactis repeoiè nanibiis Siapenlibus fociiosis, enibes-
eeatibas mails, aodamantibas bonis, roclainantibas nallis, ooUegam sibi consecravere. » (Sid. Ap. IV, 95.)
sa position. Malgré le calendrier, rhooDète Sidoine n*étail pas un saint. C'est donc à son rang dans l'Etat 9 à sa puissance séculière, à sa protection de haut et puissant seigneur que s'adresse le peuple de Bourges (1).
Apollinaire ayant enfin consenti i nommer un évoque, il recommanda son élu en oes termes : t SimpHciuSf jadis de votre ordre, maintenant « du nôtre, peut être à la fois admiré de la ré- < publique et entant chéri de l'Eglise. Si la nais- « sauce est digne de respect (et Tévangéliste, lui- M môme , nous enseigne de ne pas manqoar i ce « devoir; car saint Luc, en commençant les looan-^ m ges de saint Jean^ estime très avantageux qu'il « vienne de souche sacerdotale, et, avant de celé- « brer sa vie, il exalte sa maison), les parents de « Simplicius ont siégé au premier rang dans les c églises et dans les tribunaux; sa race a été dou* • blement illustrée, tantôt par des évoques, tantôt « perdes préfets; ainsi, %e% ancétreê ont toujoun
(1) Pour marquer sa déférence à Févéque mélropolitain Agrë* ciuSy Sidoine lui fait, pour ainsi dire, les honneurs de sâ future élection. « Je ne ferai rien sans vous, je nommerai qui tous aurez choisi, je n'ai encore désigné personne : FfuUus à me kaeÉemui
nomina1U8,nullui adhibilui, nuUus electu$ est A vobisprm-
cêpiumy à me obseguium, i» Tous ces respects s'adresseni à Agrécius> parce qu'il était métropolitain de la province; Sidoioe regrette qu'il n'y ail pas assez d'ovéques pour honorer l'dlec- Uon de leur présence, mais du peuple, pas un mot. Sid. App. Agrcc. Papse.VII,5.