‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 110 sur 191 · LIVRE III. 27i · texte numérisé non relu

LIVRE III. 27i

• emeigné soit la loi cfiriney ^i^ la loi humaine, t Comme le nouvel évêquc étaîl marié, Sidoine s'empressa de vanler également la généalogie de sa femme (1).

Ce n*étaient pas seulement des consolations spiritaelles quejes prolétaires cherchaient auprès des évêques, mais une. protection contre les attaques et les empiétements du patriciat laïque. Si le corps épiscopal d'une province , détourné de Fidée politique, et docile à la pensée exclusivement religieuse, s'abrégeait quelque moine célèbre par ses vertus, un imitateur des Paul , des Antoine, des Pacôme, le public murmurait et disait hautement : « Cet évèque là n'est bon qu'à être abbé d'un mo- « nastèreetà intercéder pour lésâmes auprès du t juge céleste; il n'entendra rien à proléger les « corps auprès des juges de la terre (2). »

Alors que l'organisation municipale était tombée dans une anarchie complète, ruinée par suite des malheurs publics, méconnue par les barbares, abandonnée par ceux qu'elle ne garantissait plus

(f ) « Si natalibas reverenlia servanda est qvth et hos nos ommitlendos Etangelista monsiravit, nam Lacas landationem Joannfs tgreasos, pi^stantissimam compntavit quod sacerdotal! de slirpe veDÎelnt, et nobilîtatem vita praedicaturus, prius umen exiolit fa-

miHaedignitatem parentes Siinplîcii, etc^ etc Uxor illi de Pal-

ladlomm stirpe descendit. » Sid. Apoll. Concio. Liber, VIL

(9) « Si quenipiam noniinayero inonachorum , qnamvis illam PaoliSy Antoniis, Hilarionibus, Macariîs conferendum sectats anachoreseosprerogatiTacomileinr; aures illico meas incondito tu-

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(le rien , l'Eglise en avait soigneusement recueilli les débris et leur avait rendu un caractère respectable en les adoptant. Ainsi, le defensar cmuab n'était plus qu'un nom; il ne pouvait plus rien défendre* et son recours était devenu illusoire, quand le concile de Garthage» tenu e^ 407, institua des protecteurs des Eglises, dont l'emploi fot d'une utilité réelle et d'une longue durée, sous les noms divers de défemeurz , d'avoué» et de vtdamez (i).

mullu cîrcttm slrepitus ignobiliom primilionum rourmur evwbent conquerentium : hic qui nominatar, iaquiant , non epiacopi sed potiùs abbalis complet oiBciamy et intercedere magis pro ani« luabus apud celestem , quam pro oorporibus apod lerreBam jadicem potest. » Sid. Ap. Condo.YII.

(1) Du Cang. Glosaar. ad verba Dèffmarei Vieeeùmêê. On tronve sur celte matière une opinion diffërenie dana Pouvrage intitulé: CodtxDiplcmaHeuê ctvitofû, eeeletiœ B$rgomaHs a canomeo Jfano Lupo^etc.^etCyVolumenprimum Bergomi 1784, in- folio. Seloo Lupi, L. ly cod., notdB lY^ colonne 411,419 , Tinstitution des défenseurs ecdésiastiquea est antérieure au concile de Carthage , ci il ne Alt question que de défenseurs laïques. « Annotabo iiaque duntaxat, quod etiamsi origo, et institutio defensorumeodesiaram derivata ab aliquibus censeatura conciliis Afrîcanis initie qulnti saeculi babilis, quibus decemitur , ut peCatur ab imperatoribos, it jubeant Judicibus dari ecdesils defensores» scbolasticos, etc., id est jnris peritos, et causarum patronos, et a consecuta memorau lege 3S ; tamen iUud intelligendum est de defensoribus laids, qti in ipsa lege advocati appellanlur, uti etiam sequiori sto, ut plnrimum in eodesiastîcis documenlis, Longobardorum legtbus, et capitularibus nuncupantur; de quibus, cumprimum in nostris diartisoocurrent, aliqua animadverUm. Cœterum alii foemnt episcopaliumecdesiarum defensores ex msgori cleroassumpti, bosque arbitrer modo mcmoraiis fuisse anliquiorcs. »

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