‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 112 sur 191 · LA FRANCE · texte numérisé non relu

LA FRANCE

Dès son origine, surloiU depuis Constantin, la papauté avait pris un rapide essor ; les actions personnelles des papes depuis saint Sylvestre jusqu'à saint Léon, nous sont peu connues, maïs des monuments irrécusables nous attestent T importance

de leur office^ la grandeur de leur posilion, l'étendue de leur pouvoir. Tant que la persécutioa païenne sévit contre la foi^ la condition de Tévèque de Rome fut celle de tout Tépiscopat chrétien. Choisi dans l'ombre, caché dans les catacombes, quelquefois oublié, plus souvent martyr, il donnait aussi Texemple de la constance et du courage ; il confessait la foi et versait son sang pour elle; en un mot, il vivait et mourait de cette vie et de celte mort terribles des premiers chrétiens, non pas différemment de ses frères, mais, avec quelque chose de plus éclatant, de plus auguste et de plus autorisé.

Le règne de Constantin, la translation de l'empire à Bjrzance, voilà les origines politiques du Saint-Siège; elles nous occuperont seules. Nous ne remonterons pas au delà. Nous Ta vouerons toutefois, l'inQuence de la papauté était alors purement morale ; elle ne s'exerçait que sur les fidèles ; et sans entrer dans la question de supréaiatie religieuse, sans examiner d'après la synonymie les mots suprématie et supériorité^ il faut convenir que jusqu'à Jules !*', l'influence politique de Rome chrétienne n'était pas encore née. D'ailleurs , le rang ecclésiastique de l'évéque de Rome ne constituait pas sa puissance tout entière. ReprésentaDi des classes patriciennes comme tous ses collègues ,

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