‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 114 sur 191 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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génie. Partout, à défaut de ses prodoits naturels, elle a enté sur son vieux tronc des fruits étrangers, mais abondante. Toute aristocratie véritable (je ne dis pas toute noblesse) en a usé ainsi. Au surplus, cette connexion des idées d'épiscopat et d'aristocratie se retrouve & Rome jus* que sur le bûcher des martyrs. Pendant la persécution de Diociétien, on attribua au pape Gaïus une prétendue par^&té avec ce prince. L'élection des évéques de Rome était une occasion fréquente de luttes dans l'aristocratie urbaine. Leurs richesses excessives^ à partir du qaatrième siècle , pouvaient avoir deux sources diffi^entes : leurs patrimoines qu'ils oonservaient en qualité de sénateurs et de consulaires, et les donaJmmenses de la caste dont ils étaient issus. On trouve dans le Pontifical le détail de ces dons, les femmes surtout y contribuaient avec ardeur : au cinquième siècle la matrone Glaphyra, patricienne opulente du rang, des illustres, fut en quelque soifte l'avantcioureur de la comtesse Matbilde (i). Je sais que le livre d'Ânastase passe pour suspect^ qu'on a révoqué en doute presque toutes ses assertions, surtout la donation de Constantin au pape Sylvestre. Les écrivains ecclésiastiques les plus prévenus en faveur du Saint-Siège

(1) ce Glaphyra illfistris faciens de proprio fundamenlo Basilicam Beato Petro. » ( Liber Pontif.; in S. Symmacb. ]

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