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282 HISTOIRE DK LA tOTAUTÉ.
ont éTÎlé de loucher à cette matière ; soyons plas hardis, et demandons-iious ce qu*il y a d'extraor* dinaire ou d'inusité dans une telle donation ? Cettes, Constantin n'a pas assuré à Sylvestre la propriété de Rome ; mais cette interpolation est récente i- elle se trouTO dans les fausses décrétales d'Isidore, compulsées, nous le prouverons (1), à la fin du neuvième siècle et dans les faux actes d'un prétendu concile, sous le pape Sylvestre, fabrication sortie de la môme officine. 11 n'est point vrai, comme le prétend le faussaire, que le pape ait reçu de Constantin le sceptre et le diadème ; mais on peut croire aisément que les empereurs rivalisèrent avec les riches particuliws, de libéralité envers l'Eglise de Rome. De telles ofiGran* des sont communes dès te troisième siècle, c'est .à dire dès l'avènement du christianisme à l'empire : il y en a mille exemples, et si on rejette celle de Constantin, parce qu'Anastase ya joint l'histoire de cet empereur guéri de la lèpre par le pape, j'ajouterai que ce fait, vrai ou faux, ne répugne ni à l'esprit de ces temps ni à la raison générale. Les maladies cutanées étaient alors ordinaires, les empereurs n'y étaient pas seuls inaccessibles, le César Galerius, peu de temps auparavant, semble avoir succombé à an mal de cette nature ; si Constantin
(1) Voir Dotre livre X, T. 11, p. 491.