‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 119 sur 191 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

fausse position devait leur donner peto d'a'utoi^ité dans des questtions éicfusiVément chrétiennes; aussi ne furettt-ils obéis jpikr aucune des deux factions. Les chrétiens devenaient déjà indé^nc&ï^ls de la hiérarchie officielle et la (Papauté s'élevait audessus de la' préfecture de Rôibe. JnVentiusr, investi de cette dignité et Julien, comte dès viVreS» n'ayant pu rien gagnei' par la per^suasîôn, sëvii^ent contre le parti populaire ; ilfiT edvôyèicènl Drsih'en exil avec deux de ses diacres. Ils voulaient', dit le prôtre Mart:ellin, plaire à Damase qui les avait gagnés, ou plutôt ils le sentaient soutenu par le sénat et lès hautes Classes, tandis que son adversaire ne s'appuyait d^ne sur une minorité impuissante. Indifférents au fond de la querelle, ils se prononcèrent contre le parti le plus faible. Peut* être un choix n'était-il plus en leur pouvoir. Ils empêchéréht Cependant Damate de chasser de la ville sept prêtres dévoués à Drsin , qui se retirérent bien accompagnés dans la basilique de Sicine.

L'infatigable Damase fit' encore le siège de cette église. A' latèie de ses sectateurs et de son clergé armés de bâtons, d^épées, de haches, il parut tout àeoupdevant la basilique, à hufit heures du matin. Les uns en brisèrent les portes, ou y mirent le feu, et entrèrent par effraction ; les autres découvrirent le toit et attaquèrent à coups de tuiles les

partisans d'Ursin; cent soixante hommes ou femmes de cette faction furent tués, sans compter les blessés. Ces détails sont omis par Rufin, écrivain orthodoxe, qui cependant n'en conteste aucun et les confirme tous en se bornant à dire que Tordination illégitime d'Ursin, causa une telle sédition ou plutôt une guerre civile si acharnéet que le liea de la prière fut rempli du sang des hommes. Le témoignage si modéré d'Ammien confirme ces renseignements. Quoique païen, son impartialité est reconnue. D'ailleurs, nous le répétons, c'étaient des faits publics et avérés, vainement contestés depuis ; et le sage Tillemont que nous suivons ici d'aussi près qu'il nous est possible, ne cherche pointa les atténuer j il raconte sans se prononcer. Enfin, Damase demeura vainqueur non seulement de son adversaire, mais de l'autorité publique ellemême; car le préfet Juventius ne pouvant ni punir ni rechercher ces désordres, se retira hors de la ville. Le pape devint alors réellement le maitre de Rome. Cependant la réaction ne se fit pas atiendre. Au bout de trois jours, les partisans d'Ursin relevèrent la tète. 11 s'ameutèrent contre Damase et le raillèrent du zèle que les dames avaient fait éclater en sa faveur ; ils lui intentèrent une accu- , sation d'impureté, trop mal fondée pour être admise. Damase, dit saint Jérôme, était un docteur vierge de l'Eglise vierge. La faveur publique sem-

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