‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 121 sur 191 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

hérésies ; il chassa de Rome les Nôyatiens et les Donattâtes, iwictes paissantes qui elles-mêmes élisaient un évèqoe romain dans les montagnes; il parla eh chef de la chrétienté & Gonstantinople même , et sûuiifll Jean Ghrysostôme persécuté par TAugusta. Zosime, son successeur, essaya une tentative non moins hàhlie, non moitis nouvelle^ il nonîim'â Tévéque d'Arles, soii vicaire, dans les Gaules. C'était une tiouveauté eu ces contrées; elle y souleva une vive opposition.

EulaliuSi relu du parti aristocratique avait l'appui de Symmaque , préfet ^aîen de Rome; mais Boniface, avec Tappui du pieu pie, fit maltraiter les agents du préfet , et l'emporta sur son rival. Ce pape, dont l'élection p^buvait à quelle faiblesse était descendu le pouvoir ithpériàl^ se signala par une opposition vigoureuse aux prétentions de l'ëvôque de Godstantihople. Il afTrancihit encore de la primatie d'Arles les métropoles de Nairbbnne et de Vienne. C'est à lui que remonte la politique pontificale qui constamment changea et déplaça les sièges métro|>oli(ains et les primaties pour les discrécfiter par la mobilité , et les annuler par le partage.

GélesCin ûi tih autre eâsai : if rétablit dans ses fonctions et renvoya en Afrique un prêtre excommunié par l'église de Carthage. Le concile de cette cité protesta contre cetfe entreprise.

Enfin Léon-ie-Grand> le négociateur apostolique, le modérateur d'Altila » dédaignant ces tentatives successives, et pour ainsi dire mystérieuses, posa, à la face du monde, la première pierre de la sou* veraineté pontificale. Être présent à tous les conciles, mais par ses délégués, jamais en personne, si ce n'est à Rome , dans la chaire apostolique; ne jamais s'éloigner des canons de Nicée : voilà les deux régies fondamentales obs^vées par tous ses prédécesseurs et adoptées par lui-^mâme; mais c'était trop peu pour 'Son grand coeur. Le concile de Cbalcédoine ayant confirmé le canon du second concile œcuménique qui donnait la primauté à Rome et concédait le second rang à Constantinople, en sa qualité de Rome nouvelle, Léon in-firma cette déci$ion du concile , qu'il reçut tout entier, hormis le canon contenant cette clause. 11 ne voulut point souffrir un seul instant que la suprématie de Rome fût établie sur des analogies politiques et protégée par des souvenirs païens. Parlant avec noiépris du concile de Gonstantinople, rangé généralement plus tard par l'Eglise d'Occident comme dès lors par l'église d'Orient au nombre des conciles œcuméniques, il déclara ce canon de nulle valeur et allégua pour principal motif de son rejet, le considérant tiré non de la suprémalie religieuse du Saint-Siège, mais du rang politique de Taucienne métropole du monde. Les dépu-

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