‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 13 sur 191 · LE BOL · texte numérisé non relu

LE BOL

L'idée de la Royauté chez les peuples d'origioe germanique esi constamment celle de la naissance. Le mot qui chez ces peuples désigne le raij dérive du mot qui eq[>rime lara«0.

Le cymng , anglo-saxon ; le king^ anglais; le kcmig^ allemand ; le kanr^ irlandais $ le kange^ danois, le kunge^ suédois, ont pour racine les mots eyn (génitif «ynti^t) kyan^ kon et kgnnê^ qui tous signifient race, génération, espèce s en latin gênuê (1).

Le Kong germanique après avoir passé par le Chang tartare, le Ehan persan, le Thing chinois , dérive du

(1) Cette étjmologie est encore éf idente dans les mots anglaii Kim tiKimhed, et dans le mot damois Ktmê (femme).

UV PROLÉGOMÈNES.

mot sanscrit jana OU cÇona qui signifie aussi roe^, /mu* ple^ (jgenus^ gens) dont les dérivés sont encore éTÎdemment ce même mot latin genuSj ainsi que le persan zen (femme) ter-zend (fils) (1) ; le russe Jena eijensehinaj (femme).

Quant au latin rex^ regnare^ ces mots dérivent de la racine sanscrite raéfi qui signifie, hritler ; de là le radjan onradchatij roi en indien. On pourrait rapporter à la même source l'indien radiai ou raya ; mais il parait certain qu'il vient de la racine arabe ra'a , pattre^ le collectif raiyaa désigne les troupeaux, et au figuré les siyets d*un roi considéré comme pasteur des peuples (3).

Ainsi ce n'est point l'idée de la puissance, mais celle de la race qui prédomine dans le nom germanique et anglo* saxon de koning, cyning, roi. Les titres dé* roi, de reine, chez les barbares comme dans les dynasties asiatiques, ne représentent pas un pouvoir, une dignité, un rang, mais une qualité d'extraction préexistante au pouvoir, indépendante du rang et puisant en elle-même sa noblesse, sa force et son droit.

(1) La transformation du j ou 4*eA en s est fondée sur des lois connues.

(2) Philipp, ©efc^id^te ber Stngelfae^fîf^en 9led^t. (Sotttng, 1625. -— Bosworth , Anglo-saxon DicUonary , 1838. — L'aatiqaité du root Kosudg a été attaquée ( Greter, jQtl^ina et Xeutona neueé %\U tetarirdft» SDlagajtn, Î8re6lau, 1812. p. 151.) On a prétendu que le mot Thuidan, dont le sens est beaucoup plus limité, lui est antérieur; nous avons répondu k cette assertion» livre lY, p. 333, du préfient volume. Quant aux personnes qui conservent quelques doutes sur Tanalogie des langues modernes avec les langues asiatiques» principalement avec le sanscrit, elles sont priées de s'en rapporter non k notre propre opinion, dans une matière qui nous est k peu près étrangère, mais k Tautorité irréfragable de HM. Klaproth, ^ikbof et Finn Magnussen.

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