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enthousiasme lyrique, nous montre César le front ceint de laurier, traînant au Gapitole le féroce Sicambre (i). Cette victoire fut en effet le plus beau trophée d^Auguste. Plus tard, les Francs assistèrent aux dernières orgies de l'empire en témoins et non en complices; ^ non à genoux la tète haute, avec fierté ou plutôt .avec indifférence. Gardiens du palais, ils ne portaient point leurs regards dans l'intérieur de ses salles de marbre et ne prenaient part ni aux révolutions des eunuques ni aux clameurs des sectes théologiques. Appuyés sur leurs framées, ils attendaient. L'intervention des diverses tribus Franques dans les affairés de Tempire ne fut ni directe ni décisive , parce que restés païens , ils n'acquirent point l'inQuence politique dont le monopole n'appartenait alors qu'au choix de quelque hérésie triomphante ou à la ferme confession du symbole de Nicée.
Les relations des Francs avec l'empire Romain
mièrerace.) Uneaab'e hypolhèse d'an savant Danois^ M. Finn- Magnossen, rattache les Francs aux Scandinaves. (1) « Concines majore poëta pleclro
Caesarem^ quandoque trahet féroces Pef sacrum clivum^ mérita decorus
Fronde, Sicanodiros :
Qiio nihil majus meliosve terris Fata donavere, bonique divi :
Nec dabunt^ quamvis redeant in aurum Tempora priscum n
Q. Hor. Flacci. Od. IV. IV, 2
342 HISTOIRE DB Là ROYAUTÉ.
forent de deux natores. Jusqu'à la chute de StilN eofi. Barbare qui seul a^ait su contenir des barbares , Us étaient tantôt décimés par les empereurs , tantôt ach^és par traité, on plus exactement, loués par contrat pour défendre le palais. Jamais ils ne subirent les affronts dont les Goths furent abreuvés , jamais leurs enfants ne peuplèrent les prostiboles. Leurs rois ne traînèrent point dans Tesebvage le «gne héréditaire de la royauté; mais ils le portèrent jusque dans l'amphithéâtre oà Constantin les livra aux lions. Accueillis on repousses, frappés ou payés, ils ne formèrent longtemps qu'une peuplade vaillante au combat, vigilante à la garde de Rome et de Byzanee^ mais étrangère à ses dissensions politiques. Cependant, lorsque les Goths, les Vandales, les Huns, tombèrent sur Tempire, le rôle des Francs changea; Rome ne se contenta plus de solder leur courage , elle le courtisa , elle couvrit leurs chefs de toutes les dignités surannées du palais; elle les nomma ses auxiliaires. Ils acceptèrent ce rôle avec une loyauté candide. Ils jetèrent négligemment sur leurs sayons un lambeau de pourpre , et le défendirent comme un drapeau. Sans aimer l'empire ils lui restèrent fidèles. Mérobaudes ou Mérovée , roi des Francs, se laissa fbire comte du palais (1) Un
(1) Peui-élre aussi Consul, si eo effe(>ii n'est pas différent d'un autre Mcrobaudèsson contemporain, dans lequel il faiidrait alors