‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 143 sur 191 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

dans le eamp royal ; preuve de aon état légal oa de riodifKrence des Goths pour la consécratioD religieuse du mariage.

* Fila d'un des rois de la suite d'Attila, Théodoric ne fut paa élevé précisément dans la tente du Pléau de Dieu^ mais il fut bercé au bruit de son nom. Pour connaître Théodoric dans ses jours de lutte et d'espérance, lorsqu'il combattait les tribus voisines, flattait pu intimidait lès Grecs et rêvait l'Italie^ ce n'est pap l'histoire, c'est la poésie qu'il faut interroger. Si les chroniques sont muettes, l'épopée des Niebelungs supplée i leur silence. Dans cette Iliade sauvage, Théodoric est le contemporain, le favori, le compagnon d^armes d'At* tila. Cet anachronisme est un premier hommage du poète. Il l'appelle Dietrich de Bern ou de Vérone, dénomination anticipée, louange plus flatteuse encore. Aux noces d'Attila avec Ghriemhild la riche reine, tous les rois, toutes les nations précèdent le roi des rois et l'annoncent. Les chefs des peuples qui habitent aujourd'hui le Danemarck, la Russie, l'Allemagne; les Pitchenègues, lesValaques, enfin tous les bourgeons âpres mais vigoureux des branches Scandinaves et slavones s'épanouissent et éclatent dans la plaine avant l'arrivée du roi des rois. Dietrich paraît à ses côtés.

Des jeux précèdent la guerre ; les Amelungs, les hommes de Dietrich sont toujours les plus

adroits et 1^ plus brates. Lui, surpasse tous les Amelungs en force, en valeur, en beauté, sa voix seule est une puissance, i Elle retentit comme

< une corne de bison (1). La force surhumaine i de Dietrich ébranle au loin le palais. Le roi

< Gunther Tentend au fort de la tempête et s'éi crie : < Ce ne peut être que la voix de Die- « trich ! ! i

Qui ne croirait que voilà l'Achille, le Roland de cette épopée? il n'en est rien. Dietrich est le plus vaillant, le plus vigoureux des hommes ; il étale les maximes les plus généreuses ; mais la valeur et la générosité elle-même ne* sont pour lui que les auxiliaires de la politique. La très riche reine, altérée de vengeance, se prosterne à ses pieds le suppliant de frapper traîtreusement les chevaliers du Rhin , les assassins de Siegfried son premier époux. Dietrich s'y refuse par deux motifs : < d'àc bord les droits de Thospitalité; et après tout, « que lui importe? Ces gens4à ne lui ont pas fait c de mal, ni lui à eux. Ils n'ont rien à démêler <c ensemble (2). t

(1) S>af {(m feine etbam^ erlautet* al|b ein ttiffenté^oven*.. jDa ifittt Mnis ^unt^er vufhi btefen SRann*.*. (it f|n:a4/ SDietrt^eé Gtimme ifi in meiit O^ten lommen. Ikc Sticbebmgia tUb XXXII , Vbent^* , ^nlgesebeii mq 4>* 8* 91. oon b» ^âdiR. iBcdin / 1807 / p. 818* (9) IDie bitte lof bleiben Jtdnidimie 9lei4 / etc. eic.

^ithtiun^, XXXI, Vbentb* p. 104.

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