‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 145 sur 191 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Odoacre fui désormais la seule p^Mée du héros« On vaDlait ta sagesse^ le benheur de ce soldat. Rome , le sénai , obéissaient à ses lois , et Théodoric se seuiait plus digne qu'un Hé^ule de Tobéis' sance et des respects du mondes

Il se présenta uâ jour devant Zénoo et lui parla de la sorte : < Quoique rien ne manque € dafns votre empire à vos serviteurs, Je prie oepen- « dant votre piété d'exaucer le vœu de mon ameé « Est*il possible que rfieqpérie , gouvernée jadis « par vos prédéeesseura, et cette viUe, téta et maf*^ « tresse de Ponivers, languissent plus tongtempa

* sous la tyrannie d'un roi ées Rugiens? Envoyei*' « moi dans ce pays avec mon peuple. Si voos vouc les vous épargner les frais de subsides que voue « nous payez , vous n'y perdrez rien , même voov

• y gagnerez, puisque vous serez déchargé desdits c subddes (1). Sf je sa4s vainqueur par la grâce de r Dieu, le bruit de' totre religion éclatera au loin. € U est entendu que daAs ce cas, moi, votre servie « tenr et votre fils, je tiendrai ée royaume de vous, r bien diffiSrent du tyran que vous n'avez pas re^* c co«nu^ et qfui' firit péser son* joujg sur votre sénait tf et sur une noble partie de votre république, r Ainsi parla le jeune Amale. Zenon réfléchit , l'en* treprise était périlleuse et longue ; les Goths s'éloi-

(1) « Ut hoc eipendarum pondère careas. Joniand. LVU. »

gnaiènt de TOrienti el l'Occident était perdu pour Tempire; pea importait à quiTltalie tomberait en partage! Tout pesé, Teaipereur donna son consentement, il fit des présents à Théodoric et le laissa partir (1).

A cette nouvelle, un cri de joie s'élève parmi les Goths , ils accourent de tous les coins de Tlllyrie ; il en vient même du fond de la Pannonie et de la Thrace. En Italie I en Italie! disent les femmes, les enfants, les vieillards, aussi bien que les guerriers. Tous montent dans leurs chars nomades, dans leurs kibiks (i88) ; ils bravent les pluies d'automne, un dieu les pousse au midi, et, k la tète de cette horde sauvage, marche un Ostrogothà moitié civilisé, un flsàdoptifde l'empereur, un sénateur de Coostantinople» un consul/

Plus d'une fois il fallut combattre les Gépides et les Bulgares qui barraient les chemins ; Odoacre lès souleva contre Théodoric; les deux rives du. Danube se hérissèrent de combattants. Les barbares se rencontrèrent dans le lit du fleuve bientôt ensanglanlé. La faim^ cette divinité des Goths, leur ouvrit le passage; il fallut vaincre pour subsister, car tous les vivres étaient perdus. Vain-

(1) Cocklaeas i voulu infirmer Taulorilé de Jornandèspar d'asseï uiamraises raisons. Cet auteur est inexact; il prend pour le portrait du grand Théodoric celui de Théodoric 11, roi des Wisigochs, dans Sidoine Apollinaire. Sid. Ap. Ad. Agn'c. I, 9. — Cochl. Theod. p. 50.

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