LIVRE IV
qiieur des hommes et des éléments, Théodoric arriva en Italie au printemps de Tan 489. Odoacre marcha au devant de lui. Battu près de Vérone, il s*enfuit vers Rome et en trouva les portes fermées ; eniin^ après diverses phases auxquelles les Bourguignons et d'autres tribus barbares appelées par Tun ou l'autre parti, prirent une part terrible, Odoacre assiégé dans Ravenne peudant trois ans, ne put se défendre plus longtemps et sans se rendre, il fit un accord avec Théddoric, sous la médiation de Tévèque de Ravenne. Le prélat sortit des portes de la ville suivi de son clergé, la croix à la main. Les deux rois promirent de régner en commun, mais Théodoric invita son collègue à un festin, l'accusa d'une conspiration, le fit poignarder avec sa famille et l'élile de ses troupes. Ici finit Dietrich de Vérone , lieu de sa victoire, fin d'une époque, commencement d'une ère nouvelle. Après avoir rendu 'ce dernier hommage à la barbarie, il résolut de n'être plus qu'un empereur romain. Il n'en prit pas le titre. Alti(a ei Odoacre s'en étaient également abstenus par calcul. Les bornes de la puissance des empereurs avaient été souvent reculées; larges et vastes, elles échappent aux regards, mais la source de cette autorité ne se perd ni dans la nuit des siècles ni dans les mystères de la foi nationale. L^empereur était un parvenu puissant dant chacun connaissait la généa-
dS% HIStOiRE U% LA tOYAUTÉ.
lo^. Plud'vae fois cette aoloriété gtoa lesCéaaK^ et DOM J'awiis yu, {Ausieun ont aspiiti au litre de roi 9 tous oot teadu à Thérédité, oonséqueuee né* CMsaire de U roj^até. Théodoric œ you1u| pojnt troquer cet avantage contre une dignité éiecliva^ Il pouvait elfe empereur; il voulut rea&er roi.
Plue lard» Gharlemagne était roi et voului Mm empereur.
La différence de ce choix est dans celle des épor ques» Pour Théodoric et pour Gharlemagne» le point de vue n'était pas le même : Théodoric iour* xsimi i la chute de Pempire ; Gharlemagne en était éloigné par cinq siècles. Théodoric pensait i Au-i* gustule» Gharlemagpe méditait Auguste. Eneore nç verrons*>noos dans cette démanche de Gharles-* le-Grand qu'une héroïque illusion et une fiiute q>lendide.
pialgré la ferme résolution de ne point rester siijet de Tempereur, Théodoric lui devait de grands égards. Il écrivit à Zénpn pour lui demander la re* connaissance non de son titre de roi, déjà reconnu et d'ailleUrs hors du pouvoir hum^i mais de son titre de roi d'Italie. P^r une de ces chances favor rab|es qui n'arriveipt qu'aux hoipmes heureux» Zenon était mort dans l'intervalle. Théodoric ne devait rien à sofi suççessi^ur. Il se proclama roi d'I* talie sans attendre l'agrément d' Anastase. L'empereur lui écrivit pour lui recommander le sénat et le