‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 15 sur 191 · L'HEREDITE · texte numérisé non relu

L'HEREDITE

Lft royaaté germanique était héréditaire, non par ordre de primogéDiture comme nous Tentendons aujourd'hui de toute royauté héréditaire, mais soumise à la loi du partage égal entre tous les fils du roi mort.

Lorsque la naissance appdait un roi , ou platdt lorsque des rois arrîTaîent au commandement de leur tribu, il était d'usage qu'ils se fissent voir à leurs guerriers réunis qui les accueillaient au bruit des armes, avec des cris de joie. Cette coutume constituait ce qu'on appeUe encore dans quelqoes royautés modernes : la cérémonie de VAeela" wuLÈUm (1).

(1) Les Portugais nomment toujours guerra «faedamAfool'évènenait qui plaça D« loAo lY sar le tHVne , et qui ftit » non une élecUoa , mais une restauration , car ce prince tfonalt an droit positif, nou de son origine bâtarde, comme on le croit communément, mais de 1^^ naissance très légitime de son aïeule dona CaUrina de Bragança^ petite-fille de D. Jo&o lU.

LYIII PROLÉGOMÈNES.

On a voulu y voir une éleciioii.

Les textes ont ëlé accuaiulës et le sont encore tous les joursjpour en établir.la preuve $ mais on peut le dire hardimenl, cette preuve n'existe point. Il n*y a pas un seul de ces textes qui dise nettement, que Clovis 1**, par exemple , on l'un de ^s quatre fils, ait été élu.

Les textes! allégués doivent être repoussés par trois raisons principales :

1® lis ne sont pas clairs et ce défaut de clarté est augmenté par Tesprit de système qui défigure les commentaires et surtout les traductions.

2® Ils s'appliquent tous à une époque de révolution dans la royauté germanique : celle de la grande puissance des maires du palais.

3** Lorsqu'ils remontentà'une époque antérieure. Ils sont tirés d'écrivains appartenant à la politique carlovingienne.

Nous ne développerons pas ici nos objections à ces deux dernières sources d'eireurs : la seconde partie de notre ouvrage est consacrée tout entière à leur réfutation, non seulement par la critique et le raisonnement, mais par l'exposition successive des faits ; toutefois, dès ce moment même, nous prenons ^cteet nous rejetons, par des motifs exposés plus lard, tous les chroniqueurs à partir de Frédégaire. Comme nous^n'avons plus ni Sulpitius Alexander, ni Renatus Profuturus Frigeridus, cités par Grégoire de Tours, nous ne reconnaissons comme source mérovingienne légitime que cet historien, quoique ennemi déclaré de la première race ; le recueil des lois saliques quoique altéré sous Charlemagne; surtout lescapitulaires ei la correspondance

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