‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 151 sur 191 · LIVRE IV. 3l^l · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 3l^l

manqua dooc pas de tomber dans Terreur ordinaire aux grands esprits investis de la toute^poissanee* Il îelaleayeux snr T Italie sou mise â ses lois, et du Gard au Gari^ianOy de Sttmea à Terracinei il traça d'une main sûre et rapide deui lignes parallèles. Pour ces gémes auprômes, les états sont dea surfaces planes» fes hommes des machines ou des nombres; un gouireMem^il» ladémonslri^iond'onproblème. Plos ùliologueê mille fois qne les libres penseurs, stigmatisés par eox-^èmes de oe nom boroqne, ila procèdent, ces hommes d'action, par masses, parenaemble, s'embarrassent peu ou poisK diea coutumes, des localités^ dsa législations dri^rsea, des détimitations particulières, en un mot de ce qu'ils appatkntle déiatl. « Voici les Romains, voilà les Golhs. Les uns sont vaincus, il est vrai; cette position ne kur donne rien, à prétendre^ ils sent d'ailletftrS les moins belliqueux des hommes, ei depuis trois cents ans» aucun de- leurs paiticiens n'a manié une épée ; les arts,, les lettres, la rhétort-^ qnes voilà leurs combats et leurs champs de ba« imlle; des écrivaniSr ingénieux et subtils^ Ennodius, €assiôdore, voH& ienrs héros ; le sénat ne reste-t*îl pan toujours l'assemblée la plus imposainla de l'univers ?•• . Maintenant 7 venonn à nos> Gotbs.. Sans nul doute ils sont vainqueurs; leurs prétentions peu** vent être grandes, même exagérées, ils se battent bien, mais malgré les traditioi^ hasardées d'une

cWilisalion anticipée , recueillies par Jornandès , il faut conyenir que rignorance a toujours été leur partage. Les Romains et les Goths sout moins deux p6U{des que deux idées : aux premiers, la lâcheté et le savoir, aux seconds, la bravoure et l'ignorance; aux premiers la paix, aux seconds la guerre; c'est leur apanage naturel à tous deux. Une dis« tinction aussi tranchée en fera des gens très faciles à gouverner; il n'y a qu'à rendre cette barrière plus profonde, plus infranchissable encore. Pour donner unç sûreté éternelle au nouveau royaume , il ne s'agit que d'enlever aux deux abstractions qui le composent tout moyen de se rapprocher. Poussez ces deux principes jusqu'à leur dernière conséquence; les Romains,' voués à la paix, vont être à jamais exclus du métier des armes (i); Gallien a fait cette grâce aux sénateurs; une mesure si bienfaisante peut être aisément étendue au reste de la population romaine; les Goths voués à la guerre, ne pourront plus même apprendre à lire et à écrire, les écoles leur seront absolument fermées; seuls ils porteront répée ; il leur sera défendu cependant de la brandir trop vivement pour ne pas faire peur aux Romains (S), qui pâlissent à la réverbération du soleil sur une lame d'acier. Les Romains seront tou-

(1) Cass. Var. III, 38. VII, 4. VIII, 3.--Ennod. Panegyr. (3) Edit. Theod. art, S9.

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