‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 154 sur 191 · LITRE IV. S · texte numérisé non relu

LITRE IV. S

éiévaiioD de seDliménts , ane délicateiwe d'arnoor propre, jutqn'alors ignorée non seulement des vMoqueurs de TEinpire, mais de ses anciens possesseurs. Eu footant maintenir la grandeur ro« matne , Théodoric remonta toute la série des Ce* sara pour rétrograder jusqu^à Auguste; ce fut fttec une générosité aussi fastueuse, mais plus ifk««ebe^ qu'il essaya d'appliquer dans un monde yieitli sous les empereurs, des principes déji vieoi^ même dans les premiers jours de cet empire (l)«

Sa préoccupation était réellement singulière^ et son espérance étrangement hasardée. Que Oharle* magne ak cherché k reconstruire Tempire roaiain, on peut le comprendre ; c'était toujours un édifice imposant quoique dégradé, il apparaiasait daas un lointain miragCy bMgné des vapdurg du passé) ses détails, e&cés ou veilés^ se dérobaient à la tue^ qui restait uniquement frappée de la solidité appa^ rente de ses assises. Gharlemagne crut reeon^ struire, il se trompa sans doute , mais son erfsw eal concevable. Que prétendait théodoric? H n'étaii pas ircHnpé par des souvenûrs^ égaré par des îlliisions* Cet empiro, il le trouvait à MS pieds, il le relevait roide et mort, il portait lu main à rendroit du cœur et neseotail rien battra. Il n'y avait donc pour lui ni TerTeur d'une per^ spective éloignée) ni la magie décevante deè solive^

(l)«.8irtorMa.

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nirs. Il voulait conserver : noble dessein; mais conserver quoi ? des ruines ? On est sans doute en droit de le tenter pour le plaisir des yeux ; le peut-^on pour l'usage journalier de la vie f Le nmdiaiit lui-même logerait*il dans les niches dépeuplées du Golyséef Seul Toiseau s'y abrite pour une nuit. En continuant Fempire, en abdiquant la royauté , Théodoric s'était donc fait le conservateur d'une apparence , d'une illusion ; le gardien non d'une société vivante» mais d'une friperie de toges , de laticlaves et de trabées; il gardait des mannequins au lieu d'hommes , des législateurs sans lois , des administrateurs sans gouvernement et des sénateurs sans sénat, bref» la Rome d'Olybrius! Il prit tout cela pour une Rome sérieuse et s'y attacha avec passion; il crut, et telle est la puissance de la civi- Usation même éteinte , il crut avec raison que la renommée récompenserait ces vieilles et stériles amours. Le maintien de l'organisation romaine tout entière, telle que les empereurs l'avaient laissée, fut célébré avec emphase, les formes surtout en furent soigneusement conservées. La décoration extérieure du sénat ne différa en rien des plus beaux jours de la république et de l'empire, mais un seul mot de Xabnanaidi rtn/al du temps, rendait cet appareil illusoire. C'est le préfet de Rome ,~ nommé par le roi, qui présidait le sénat (1)!

(1) « QQOd nos y qui monera nostra Tereoosdiùs «slimanNis,

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