‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 30 sur 191 · LIVRE I. 3d · texte numérisé non relu

LIVRE I. 3d

les uBiis du prince assassiné n'imposent sa ven-^ geance comme un deiroir public. La souteraineté réside dans le sénat; donc toute exécution approuvée par le sénat est légitime en fait et en droîu

Me perdons jamais de vue qu'a» droii l'empereur romain était toujours dans un élat d'usurpation flagrante» aggravée par toute tentative de perpétuer et d'étendre ce pou voir usurpé.

Comme cette opinion était une force et une grande force entre les mains du sénat, les empe* reurs eurent besoin de leur en opposer une autre : ce fut le prétoire , la milice» l'armée. Maintenir la ligne héréditaire dans la maison régnante et em« pécher le retour de la république » voilà le mot d'ordre des Prétoriens. Soit attachement à la famille des Césars, soit avidité de largesses qu'ils en atteodaienti ils remplirent lenr mandat avec exactitude.

Nous croyons en général que les élections prétorieuies furent arbitraires et tumultueuses, parce que nous nous plaçons au point de vue du sénat romain, qui regardait comme illégitime tout ce qui renouait la chaîne dynastique formée par Jules César. Du point de vue monarchique la conduite de cette milice est toute difiG&rente.

Jusqu'à Septime Sévère, époque où leur corps Mt cassé, puis reformé dans un autre esprit, les prétoriens sont à Rome les champions de l'faéré-

Ad HISTOIRE DE LA ROYAUTÉ.

dite monarehique» Après la mon de Caligola, ils ompôchent le rétablissemeot de la républiqoe, Us proclament Claude, tîeux prince inhabile aux armes, éradit de profession, tel enfin qu^il devait nécessairement lenr déplaire. Us relisent néanmoins, et cela parce qu'il appartient à la famiHe impériale.

Les derniers, ils sdiMindonnent Néron que rien ne pouvait plus défendre, et eboisissenl Galba, proche parent des Césars par Livie et Tibère.

Après rexlinclion de la maison Julienne, Hs maintiennent l'hérédité dans les trois Flaviens et dans les quatre Antonins. La diversité même des caractères et des mœurs de ces personnages fah bien mieux éclater le principe auquel les prétoriens se rattachent.

Ni Ifarc-Aurèle ni Commode n'étaiem i Rome, lorsque le premier mourut. Cependant le préfet do prétoire resta immobile, et Commode, de retour dans sa capitale, succéda à BiarG->Aurèle sass la moindre difficulté.

Le prétoire combattit les représentants du parti sénatorial ou anti-dynastique, quels que fussent d'ailleurs leurs vertus ou leurs vices. Pertinax en est l'exemple le plus mémorable. Plus tard^ mèxûe sous Septime Sévère qui les avait cassés, les prétoriens soutinrent les représentants de l'hérédité fictive par laquelle les Septimiens se rattachaient

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