‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 39 sur 191 · LIVRE · texte numérisé non relu

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« pftire a fui, le monstre fatal n'est plus (1). « Puis avec cette justice qui devance et enseigne l'avenir et qu'on trouve surtout chez les poètes , Honcë loue franchement Gléopâtre d'avoir évité Topprobre par Je sacrifice de sa vie. ce Certes , dit-il , cette i femme n'était pas humble (2)! »

Le trésor de la reine surpassa tontes les èvaliMitions connues jusqu'alors. Transporté au Capilole, il en chassa les richesses conquises par la république comme indignes de lui être comparées; la dépouille de l'Egypte suffit pour payer intégrale* ment les frais de la guerre civile ; le numéraire de ce royaume jeté dans la circulation , fit doubler le prix des terfes et réduisit au tiers l'intérêt de l'argent (3). Des honneurs suprêmes furent rendus à la reine par Octave^ on réunit ses cendres à celles

(1) « NancestbibendinDy naiicpede libero PolBaBda leUos

Aniehàc nefas depromere caecubum Cellis avilis, dùm Capitollo Regîiia démentes rainas Fiuias et împerio parabat.

Contaminato cum grege turpium

lioiiM Tiromm

Menlemque lympbatum MareoUco

Faule moBsuntiiqiie generosias Perire qoaereos »

(S) « Non hnmilis mulier » • .

13) Suel. in Aag.

60 HISTOIKE D£ LA ROYAUTÉ.

d'Antoine dans un tombeau de marbre, et sa statue d'or resta le principal ornement du temple de Vénus.

Julie, fille d'Auguste , s'éprit de la .mémoire de l'Egyptienne. Dans un voyage triomphal en Asie, Julie, environnée d'une foule de rois, ne pouvait se rassasier de son souvenir; elle interro* geait tous ceux qui l'avaient connue, et négligeant les autres dynastes accourus à sa rencontre, ne s'entretenait qu'avec le plus spirituel d'entre eux. Ce roi si élégant , si gracieux , si attique , ce Romain d'Asie , qui le devinerait? C'était Hérode (1).

Excepté la race de cet Iduméen qu'il combla de bienfaits^ mais sans l'estimer, Auguste traita toujours les rois avec honneur; il n'avait point repoussé le diadème , le sceptre et le trône d'or que Gléopâtre lui avait envoyés comme pour lui transmettre ses droits à la royauté, il s'était borné à n'en point faire usage. Après la mort de la reine d^Égypte, quand Auguste vint à Alexandrie et qu'il fit ouvrir le tombeau d'Alexandre , il refusa de contempler les restes des Ptolémée et dit : « Je suis venu voir un roi et non des morts (2). » Ces mots de roi, de royauté , sont généralement employés dans un sens noble par les écrivains de son siècle ;

(1) Flav. Joseph. — Nougarède, siècle d'Augusie. (9) Suet. in Aog.

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