‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 46 sur 191 · LIVRE I. -Si · texte numérisé non relu

LIVRE I. -Si

ScantiUa siJpiyine et Clara sa fille perdireni le titre d'Aogiista qai lear avait été décerné par un sénatas-consulte* La veu?e deGratien vivait à Rome en citoyenne lors de la destruction de la ville par les Goths. Placidie, Pulchérie, Justine, d'autres encore

furent régentes, nais leur rang tenait à la force matérielle dont elles étaient dépositaires; il n'était rien par soi-même. Répudiées , les Augusta perdaientce titre et rentraient immédiatement dans la condition privée (1).

Telle n'était pas une reine (2) chez les Asiatiques on chez les Barbares. Marquée du sceau indélébile de l'hérédité, de la maternité et du sang royal, elle pouvait périr, mais non déchoir.

Combien différente la destinée d'une Augusta I Pour en juger, il suffit d'un exemple. Nous le prendrons exprés à une époque où l'Empire déjà caduc avait passé parle règne avoué des femmes^ et où les filles des Césars portaient le nom de Césarissa.

Ecoutons la césariss^i Anne Comnéne : t L'empereur Alexis , mon père, étant tombé dans une nouvelle défaillance, ma sœur Marie lui jeta de l'eau an visage et lui coula de l'eau rose dans la bouche avec tant de succès qu'il revint ^ et qu'il nous fit

(t) Lollia Caji, Galeria ViteUji, Titiana Perlinacis, ScanUlla Joliani, PlautUla Antoninl, Annia Faustina, Cornelia Paola, Aqaila Severa Elagabali^ SaDastia Barbia Orbiana (utcreditur), Alex. Scverî^ etc., etc.^ etc.

(9) Voyez les Prolégomènes.

UM é&wùèe remoniraBce : puis ii retoBftbt une iromème fois. On jugea qu'il sera^ utile de le transporter , et on le transporta sur «on lit dans an appartement exposé an septentrion du palus i cinq dômes» où il Àait alofs. Pendant que now étions occupés i faire ce changement, le successeur de Tempire prit possession du grand palais, dont le peuple fut un peu ému, sansnéanmoins rien entreprendre pour s'y opposer. Ce fut là, sans doute, un extrême surcroît d'affliction à Timpératrice, qui, en perdant son époux, perdait aussi la songerai ne puissance, et se voyait arrachée du trône, réduite a une condition privée. Ce fîit alors qu'elle s'abandonna tout entière à la dovleiur, et qu'oubliant mot-même ma philtosofrfiie, je ootemeoçai, cosame elle» à fcHidre en pleurs, i jetw des eris, i m'anracher les cheyeux et à me déchirer le Tisnga. Je tâchai pourtant de me rassurer pour être eo état de lui apporter quelque sorte de consolation ; mais, dans ce temps-là même, quelques uns s'aperçurent que mon père était près de rendre l'esprit. Ma sQ^ur Marie «Courut aussitôt comme pour recevoir son dernier soupir. Gependaot , l'impératrice déchirait ses habits et jetait ses souliers de pour|Mre, comme de fausses marques d'une dignité dont elle

était dépouillée Où tron-

veraiÀ-je des paroles capables d'exprimer sa douleur? Elle arracha les ornements de sa tête et elle

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