‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 49 sur 191 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

CONSTITOTIOII RELIGIEUSE ET CONSTITUTION POLITIQUE , IDENTIQUES A ROKE. <^ LE CHRIST! ANISKE LES ATTAQUE l'une et l'autre. -^ IL SE DÉCLARE POUR LA NONARCHIE. — CITATIONS DE PÈRES DE L'ÉGLISE. — SAINT AUGUSTIN , TERTULLIEN ET LACTANCE CONDAMNENT L'HISTOIRE ROK AINE TOUT ENTIÈRE. — TERTULLIEN DISTINGUE L'EMPEREUR DE L'EMPIRE. — SAINT GTPRIEN ET M INUTIUS FÉLIX ÉLÈVENT LA ROYAUTÉ ASIATIQUE AU DESSUS DE L'EMPIRE ROMAIN. — SAINT JUSTIN EXALTE LA PUISSANCE ROYALE ET LUI APPLI- QUE EXCLUSIVEMENT UN TEXTE SACRÉ. — QUELS SONT LES EMPEREURS QUI PERSÉCUTENT LE CHRISTIANISME P —QUELS SONT LES EMPEREURS QUI L'ÉPARGNENT ?

Emprisoniiés dans les formeE républicaines de la constitution impériale » possesseurs d'un pouvoir illimité mais viager » les Césars s^efforçaient de le faire dufer au delà d'eux-mêmes et demandaient l'hérédité du trône aux oracles trompeurs de TO-

rieDl. Tandis que leur inslincti bien averti dans son but» mal dirigé dans ses moyens, ne méditait cette révolution politique qu'à Taide d'une révolution religieuse, le christianisme était graduellement arrivé à la maturité complète et au libre emploi de toutes ses forces. Après avoir régénéré la vie morale, il était temps qu'il pénétrât dans la vie politique et qu'il fît sentir désormais sa présence, dans les luttes du pouvoir public comme dans les secrets combats du cœur. Il lui appartenait de régner sur la terre comme dans le ciel. Mais, de ces deux influences» la première fut plus rapidê| plus décisive» plus promptement Moepiéa. Les conscienees individuelles s'ouvrirent à la parole du Christ bien avant le jour où elle se fit enlfindre au milieu des conseils humains. Sans doute » Pascendant sur le grand nombre conduisait infaiilibleiiieiit à l'empire sur tous; cette tendance était simultanée et indivisible ; c'étaient deux voies qui meoaiAftt au mène but; mais Tune, quoique arrosée de sang» était rapide et triomphale ; l'autre , plus facile en appa-rence» était lente et détournée. Pour pénétrer les âmes désintéressées et rares, le christianisme n'avait qu'à les toucher ; pour siéger sur le trône dea rois et dans )e prétoire des juges» il lui feUut uue longue attente et une patience q>iniâlre. Il y parvint i la fin» car c'était son droit.

La lutte ne fut pas seulement entre le polythéisme

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