‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 76 sur 191 · LIVRE · texte numérisé non relu

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yeux des ambassadeurs persans, les reçut assis sur l'berbe devant une gamelle grossière et leur proposa a d'en tâter s'ils avaient faim ou de s'en aller s'ils étaient déjà repus, i (1)

Ces petits moyens n^irrêlèrent pas d'un jour la marche des faits. Les prétoriens, enfin réveillés, terminèrent par le glaive les jours de Probus; des-> linée qui atteignit bientôt son successeur Garus a?ec ses deux fils Garinus et Numérianus, associés tous deux à l'empire.

De telles associations n'avaient plus rien de particulier, elles étaient devenues une règle et une loi. Pour juger de l'effet qu'elles avaient produit dans l'opinion publique , il suffît d'observer que l'empereur Garus se déclara Auguste et nomma ses fils Gésars avant d'en avoir référé au sénat.

Tout annonçait dans Rome l'avènement simultané du christianisme et de l'hérédité royale^

(1) Topisc

MOCl£tIBN. — SON PLAN. ~ SA TRAHISON. .~ CONSTANTIN ACCOMPLIT L'ŒUVRE MÉDITÉE PAR DIOGLÉTIEN.— CONSTAN- TIN ROI HÉRÉDITAIRE SOUS LE TITRE D'BMPEREUR.^ C'EST COMME SOUTERAIN PONTIFE QU'iL INTRODUIT LE CHRIS- TIANISME DANS l'empire. -^ LE POLYTHÉISME SE DÉFEND PBHDANT TROIS SIÈCLES. — SOUTERAIN PONTIFICAT PAÏEN. — L^S EMPEREURS CHRÉTIENS EN SONT REVÊTUS JUSQU'^ CRATIEN, QUI LE REIETTE. ->- SOUVERAIN PONTIFICAT CHRÉ- TIEN.— PAPAUTÉ.

Les progrès au les défaites de rhérédité souveraine, essayée par les empereurs romains > étaient depuis un siècle, la véritable mesure de la destinée des chrétiens. Le sénat et Tempire emportaient-ils la balance? le christianisme était pei*sécuté ; l'idée orientale, Vidée- royale avait-elle momentanément

prévalu ? les persécutions s'arrêtaient. Le caractère personnel des princes n'avait aucune part à ces oscillations : parmi les persécuteurs effrénés , nous voyons à la fois un Marc-Aurèie et un Décins; pamî les protecteun, ua Garacalb et on Alexandre Sévère; tantftt des tyrans, tantôt des politiques indécis, irrésolus, qui passèrent tour à tour de la persécution à la tolérance : Hadrien, Probus, Tacite, aussi bien qu'Héliogabale et Commode. Toutefois , en dépit de quelques recrudescences du fanatisme romain, tout semblait annoncer aux chrétiens un sort nonveau et favorable^ Les catacombes paraissaient désormais fermées ; bien plus, les églises, parées de fleurs, s'élevaient en vue des chambres impériales. La liberté semblait donc revenue pour ta foi et avec la liberté, l'influence et lé pouvoir.

Dioclétien occupait alors le premier rang parmi les hommes. Son esprit était vaste ^ puissant, luoiS; mms son caractire , trop souvent fmble^ ne soutenait pas le poids de son génie (i). Parvenu tard, et après une longue attente, à ce comble si désiré, il avait été témoin des déchirements de l'empire, livré naguère à trente compétiteurs , et conçu la pensée d'opérer lui-même, par une voie légale au nom de Pautorité souveraine, un démembrement devenu désormais inévitable. Apportant l'ordre dans le

(1) Chateaubriand, Martyrs^ L. Ili.

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