‹ Histoire de la royauté considérée dans ses originesChapitre 84 sur 191 · LIVRE II. idis · texte numérisé non relu

LIVRE II. idis

Aiori rariânifline dbdiqni sur sod propre théAire, faule (f un mntre et d'un point d*appiii ; les autres hérésies disparurent momentanément dans la Bsème tempête. Un édit de Théodose exigea la profession obligatoire de la foi de Nicée à tous les évoques d'Orient. Malgré des intrigues d'état et de cour, qui forcèrent Grégoire de Nazianze & quitter le siège de Gonstantioople , un conoiie général tenu dans cette métropole mit le sceau à Tortho* dox]e(i).

En Occident , la mission des empereurs catholiques étant diflSrente, il ne s'agissait presque point de Tarianisme. A Tombre des sièges de Rome et de Milan, l'unité soumettait tout à la règle» et de rares hérésies n'en brisaient qa'imperceptiblement la Kgne imposante et sévère. Les sectateurs d'Arius n'étaient pas nombreux : disséminés dans tout l'empire» nulle part ils ne faisaient corps ; Tesprit droit et net des Occidentaux s'opposait au succès d'une philosophie trop subtile. Un autre obstacle encore lui fat opposé, obstacle négatif, mais puissant* L'hérésie n'c4)lint ni la protection des princes, ni les honneurs de la persécution. Jovien et Valent! nien 1^' la laissèrent plongée dans un oubli systématique 9 Gralien voulut la proscrire, Justine la réhabiliter ; mais ce double fanatisme échoua l'un contre saint Ambroise, l'autre contre

(1) Flenry, Hisi. Eccl. XVIIÏ, l. - Card.Orsl, XVHlSî.

,iW HISTOIRE DE LA. ROYAUTÉ.

la mert. D'ailleurs , il faut le redire , en Italift, et avRDt rjovasion des barbares daos les Gaules et l'Espagne, ua antagonisme sérieux n'existait qu'entre le Christ et Jupiter. Arius ne trou'vait point sa place dans ce grand débat. En Orient, les dieux gisaient dans la poussière, et sur leurs débris palpitaient des tronçons de sectes, tou^ jours séparés et toujours rejoints* En Ocddent, le polythéisme blessé à mort , n'avait pas encore rendu le dernier soupir. La restauration mythologique de Julien n'eut rien d'imprévu ni d'inexplicable. Gomme la conversion de Constantin , elle fut un résultat nécessaire. Ce n'est pas dans le caprice d'un César qu'il faut chercher le triomphe ou la défaite du christianisme. Celle-ci fut passagère , ce ne fut qu'une éclipse ; mais la victoire de la vraie foi à celte époque n'eut également rien de définitif, ou du moins si elle prit un caractère d'universalité et de durée , elle l'obtint pour Ta-* venir et non dana le présent ; elle ne le recueillit pas en fruit, mais en germe. La moitié de l'em-* pire protesta d'abord, en secret , puis hautement. Une partie notable du sénat et du peuple applaudit à Julien. S'il avait pris au sérieux la défrase d^un passé glorieux, si à des fêtes puériles, à des oracles désormais sans prestige, à toute une poésie déjà vieille et pas encore antique» il avait substitué une apologie grave et noble, s'il s'était moins servi

Page 1