‹ Histoire de la RussieChapitre 60 sur 269 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Puis, prenant le paysan par le bras et le conduisant vers sa femme :

« Baise à l'instant à genoux , lui dit-il, le bas de la robe de l'impératrice. Et, après cet hommage à ta souveraine , relève-toi , et presse-la dans tes bras comme ta sœur ! •

Catherine s'évanouit à cette reconnaissance, trop peu préparée pour sa sensibilité.

« Quel mal y a-t-il à cela ? lui dit-il quand elle eut repris ses sens. Eh bien ! cet homme est mon beaufrère. S'il est honnête homme et intelligent, nous en ferons quelque chose. Mais sèche donc tes larmes! Je ne vois dans tout ceci rien qui doive t'affliger. Nous voilà enfin éclairés sur un mystère qui nous a coûté bien des recherches ! Allons-nous-en maintenant. »

La tsarine embrassa de nouveau son frère en versant sur sa famille des ruisseaux de larmes, et suivit son mari. Skawronski fut retenu dans la maison de Chapilof. Il fut instruit par les soins de l'impératrice aux usages de la cour, nommé comte et marié à une fille de famille illustre, dont les descendants ont longtemps joui en Russie des honneurs de cette auguste parenté avec les Romanof.

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