‹ Histoire de la scarlatineChapitre 3 sur 72 · ANNÉES. LOCALITÉS. TRAITEMENT. CARACTÈRE · texte numérisé non relu

ANNÉES. LOCALITÉS. TRAITEMENT. CARACTÈRE

1795. Stralsund. .. Antiphlogistique.. . Bénin.

» Greifswald.. id. id.

1796. Franciort. . . id. id.

» Gœærlitz. . .. id. id.

1797. Altpreussen.… id. id.

» Regenbourg. Antigastrique.. . id.

1798. Stollberg. . Antiphlogistique. id.

1799. Gœærlitz.. ... Excitant.. ..... Meurtrier. » Nordhausen. id. id.

»: MHofiusahe id. id.

» Vienne..... id. id, 1S00 Horror id. id.

» Magdebourg.Antiphlogistique.Frès-bénin.

» Wittemberg, id. id.

»MMNuenNne. CMMExXCItAN LEE 0 Frès-meurtr.

» Strasbourg. id. id.

DMC RIZ eee id. id.

La forme de l’exanthème paraît également avoir subi avec les années une modification importante. La scarlatine miliaire, que les anciens auteurs regardaient comme assez rare, tend à remplacer de nos jours la scarlatine lisse, décrite par Sydenham, Morton, etc. L'apparition de vésicules miliaires plus ou moins nombreuses est, en effet, regardée par les praticiens modernes * comme un accompagnement presque constant de la scarlatine. Jahn * considère même leur existence comme inséparable du travail exanthématique, et pense, avec Most *, que la maladie, en revêtant cette forme est devenue plus bénigne, ce qui peut être contesté.

Quelle est la cause de cette transformation ? Faut-1l, avec Hufeland, Struve, Most, etc., la considérer comme un produit de l’art, et l’attribuer à l’abus des sudorifiques et des excitants? La scarlatine miliforme prit, il est vrai, une extension particulière sous le règne du brownisme; mais le système est tombé, et l’exanthème miliajre a persisté. Il a même présenté une fréquence

(4) Rilliet et Barthez, Guersant et Blache, etc. — (2) Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales, t. XxXvIT. — (3) Hufelands Journal der praclisch. Heïlkunde, novemb. 1829, p. 88.

inaccoutumée dans quelques épidémies assez récentes traitées par le régime antiphlogistique le plus sévère, par exemple à Greifswald, en 1827, où les cas de scarlatine miliaire furent à ceux de scarlatine lisse commz215 est à 1. La maladie, une fois modifiée par un régime échauifant, auraitelle conservé son caractère, bien que les causes qui le lui avaient imprimé, eussent cessé d’agir sur elle? C’est ce qu'il est difficile d'admettre.

Il me semble que la variété dont il s’agit est plutôt le résultat d’une espèce d’association naturelle des deux maladies. Les annales de la science fournissent à cet égard un rapprochement curieux. La miliaire, qui du reste paraît avoir été connue de toute antiquité, n’a guère apparu en Europe sous forme épidémique que vers le milieu du xvrr° siècle. À dater de cette époque, on voit de grandes épidémies de miliaire et de scarlatine lisse paraitre simultanément et suivre pour ainsi dire unemarche parallèle dans lesmêmes localités, comme si une certaine aflinité unissait entre elles ces deux maladies ; puis tout-à-coup, vers 1782, comme le fait remarquer Ozanam ‘, la miliaire

(4) Histoire médica' e des maladies épidémiques, 2€ édit., 1835, LIL, p. 215.

épidémique devient très-rare. Elle cesse, en quelque sorte, d’avoir une vie indépendante, et se combine avec la scarlatine, qui continue de sévir, en joignant aux symptômes qui lui sont propres la forme de la mihiaire, qu’elle s’est appropriée.

Fischer, comme nous l'avons dit plus haut, prétend que si la mortalité à la suite de la scarlatine est plus fréquente de nos jours qu’elle ne l'était autrefois, c’est une conséquence de notre système actuel d'éducation, qui, en sollicitant un développement prématuré des facultés intellectuelles, entretient chez les enfants un état de surexcitation du cerveau et du système nerveux, favorable à la production des phénomènes ataxiques. Cette opinion est trop absolue : car elle a le tort d'attribuer à une cause unique ce qui est le résultat d'influences complexes; mais elle a quelque chose de vrai. On a, en effet, remarqué que depuis le commencement du dix-neuvième siècle la scarlatine attaque plutôt le système cérébral que le pharynx, et tue plutôt par lencéphalite que par l’angine.

Hufeland”" est le premier qui ait signalé, en 1810, cette tendance de la scarlatine à se porter sur les organes de la sensibilité et de l’intelli gence.

(4) Hufelands Journal der pract. Heïlkunde, B. 52, SE. 6, S.16.

à es .

LD | ce e fn :

AU de : : «le 0: | L . } ne

di Res CRT US “00. up

Page 1