SIGNES DIVERS
lorsqu'elles sont franches et primitives, elles empruntent dans les fièvres éruptives une gravité toute particulière de leur nature spécifique.
SIGNES DIVERS. — L'épistaxis, favorable suivant les uns”, est d’un fâcheux augure suivant les autres?. Nous croyons qu’il faut distinguer l’hémorrhagie nasale passive, qui est la suite de l’altération du sang, et l’hémorrhagie nasale active, qui résulte d'une congestion du sang vers la tête, et qui s’observe principalement dans la forme inflammatoire de la scarlatine. Cette dernière est la seule qui puisse soulager le malade.
Quelle est la valeur pronostique de la diarrhée ? JFüthering * dit que chez les adultes elle hâte le moment fatal, et il rapporte avoir vu un convalescent enlevé en vingt-quatre heures par le dévoiement. Leltsom” cite une observation absolument analogue. Il est à présumer que dans les deux cas dont il s’agit, la diarrhée était due à un écart de régime : car il parait qu’au début de la maladie, loin d'être nuisible, elle est quelquefois
(4) Juncker. Conspect. med., Halæ , 1734, p.615. Rosen, loc. cit., p.278. — (2) Heredia, Malouin, cités par J. Frank. — (3) An Account of the scarlet-fever, London, 1779, p. 303. — (4) In Memoirs of the med. Soc. of London, t.1v, n°22, 1795.
favorable. Eichel' et J. Frank? disent qu’un ventre libre dès le début de la scarlatine est de bon augure. Benedict pense que si quelques médecins anglais l'ont trouvée pernicieuse dans la première période de la maladie, c'est qu'à cette époque elle dépendait d’une irritation du tube intestinal qu'ils aggravaient encore par un régime excitant.
On a noté comme d’un fâcheux présage : des sueurs abondantes suivies brusquement de sécheresse de la peau; la dysurie pendant la période d'éruption , ou l'émission d’une urine brülante ou très-claire survenant tout-à-coup et sans cause connue * ; l’extrème finesse de la vue ou de l’ouïe *; le gonflement et l’aspect graisseux de la face ou de toute la surface du corps; l’emphysème”, une grande anxiété, une douleur fixe à la région précordiale .
(1) In Act. Soc. med. havn., t. x1, Havniæ, 1779. — (2) Loc. cit. p. 124. — (3) Cappel. Loc. cit., p.161.— (4) Ibidem, p. 163. — (5) Wendt. Klinische Annalen, p. 88. — (6) Pfeufer. Loc. eil., p. 91.