SAISONS
déclaraient surtout au printemps {Schultz, Chambon), ou vers l’équinoxe soit du printemps, soit de l’automne (Plenciz, Gohl, Benedict, J. Frank). Suivant Stoll', elles seraient surtout fréquentes en automne,en hiver et au commencement du printemps, et, suivant MM. Monneret et Fleury”, au printemps et pendant l'été. & La scarlatine épidé- » mique, disent MM. Blache et Guersant”, débute » plus souvent au printemps et en été, plus rare- » ment en automne, et presque jamais en hiver. »
En présence de cette diversité d'opinions, devons-nous admettre, avec Schœænmetzel", Currie, et Rosen de Rosenstein®, que les saisons ont peu ou point d'influence sur le développement des épidémies de scarlatine? Cette conclusion nous paraîtrait hasardée. Pour bien apprécier ce point d'étiologie, nous croyons qu’il faudrait faire la part du climat, et peut-être même des localités. Or 1l nous a semblé résulter de la comparaison que nous avons faite d’un grand nombre d’épidémies, qu’en France elles sont plus
(1) Aphor. de cognoscend. et eurand. febribus, n° 584.—(2) Compendium de médecine pratique, 1846, L. vix, p. 479. — (3) Dictiornaire de médecine, 1844, t. XXVIII, p. 174. — (4) Dissertatio de scariat. annis 1775-1776 grassaià. Heidelberg, 1779. — (5) Letters collect., etc., p. 170. J. Frank, Patho!, int. — (6) Traité des malad. des enfants, trad. de Villebrune, p. 282.
46 ÉTIOLOGIE.
communes au printemps et en été, tandis qu'elles seraient plus fréquentes en automne dans les pays septentrionaux. On devrait peut-être aussi prendre en considération les variétés de la maladie : sous ce rapport, Underwood ‘ a cru remarquer que la scarlatine angineuse règne plus particulièrement ou pendant ou immédiatement après Pautomne.
MM. Blache et Guersant font remarquer que les épidémies de scarlatine débutent très-rarement en hiver; cependant on peut citer un assez grand nombre d’exceptions à cette règle. Parmi les épidémies les plus remarquables qui aient sévi dans cette saison, nous mentionnerons celles de Gotha (1723), Upsal (1741), Magdebourg (1800), Wittemberg (1801), Caithness (1809), Colmar (1811), Langres (1812), Braun (1819), Werthheim (1817), Greifswald (1825), etc.
P. Frank? prétend que, lorsque la scarlatine se montre en automne, elle continue ordinairement ses ravages pendant tout l'hiver. Gardien” a fait la même remarque. L'histoire des épidémies ne paraît pas confirmer cette observation.
(1) Traité des maladies des enfants, Paris et Montpellier, 1825, p. 400. — (2) Epitome de curandis homin. morbis , t.urr, p.65. — (3) Traité complet d’accouch., etc., t. 7v, p. 469.