‹ Histoire de la science politiqueChapitre 37 sur 71 · XII · texte numérisé non relu

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(3) /&., XIII, i.

(4) Jb., xiiy 4.

(5) Jh,, XX, 17.

l'orient. 49

un modèle trop éloigné. Une fois qu'il les a ramenés au bien, il s'arrête là (1). » Ainsi quoique l'homme ne puisse atteindre à la perfection^ il doit essayer sans cesse d'en approcher, et s'efforcer de faire des progrès vers ce but sublime. Il étudie avec profondeur la loi du devoir, pour en saisir les préceptes les plus subtils et les plus inaccessibles aux intelligences vulgaires, il se conforme aux lois déjà reconnues et cherche à en découvrir (le nouvelles (2).

L'idée que Gonfucius se forme de la sagesse est tr^large. H vante la force d'âme comme un stoïcien (3), la modération comme un disciple d'Aristote, l'amour des hommes comme un chrétien. N'est-ce pas un Ëpic tète, un Marc-Aurèle qui a dit ces paroles : « Est-il riche, comblé d'honneurs, le sage agit comme doit agir un homme riche et comblé d'honneurs. Est-il pauvre et méprisé, il agit comme un homme pauvre et méprisé... Le sage qui s'est identifié avec la loi morale conserve toujours assez d'empire sur lui-même pour remplir les devoirs de son état dans quelque condition qu'il se trouve (4). » Mais cette fermeté n'est jamais accompagnée d'ostentation et d'emphase. Il ne dit pas comme le philosophe grec : « Même dans le taureau de Phalaris, le sage s'écrierait encore : Que cela est doux. » Mais il dit avec une simplicité et une modestie bien plus touchantes : « Se nourrir d'un peu de riz, boire de l'eau, n'avoir que son bras courbé pour appuyer sa tête, est un état qui a aussi sa satisfaction (.*>), » Il ajoutait : « Etre riche et honoré par des

(1) Tch.-young, xiii, 2.

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