DE LA MAIN DE JEHAN DE VITRY FURENT FAIS LES CIECES
Je termine les sculpteurs en bois, par Simon Dadu. Il refit, en 1 490, deux des stalles en pierre de l’église Saint Pierre-de- Roye, arrondissement de Monldidier (Somme), qu’on remplaça, en 1 702, par une affreuse menuiserie, de style ionique, eu bois de chêne.
Millin a vu, en 1804 , à Aix, chez Fauris Saint-Vincens, un médaillon en ivoire, représentant d’un côté le portrait du roi René, et sur le revers, une espèce de couronne formée de bâtons de bois mort et rompu ; au-dessus, on lit ; M CCCC LXI,
et plus bas : opus petrüs de mediolano. Pierre de Milan a probablement fait cet ouvrage d’après nature; l’exécution est d'une vérité si grande dans tous les détails, qu’on ne pourrait inventer une pareille œuvre. Millin en a publié une gravure (pl. 32, n° i) dans son Voyage dans le midi de la France.
Wrine (Laurent), canonnier-fondeur du roi et Conrad de Cologne, orfèvre-sculpteur, passent un marché à Tours, en janvier 1482, pour fondre en bronze une statue de Louis XI, destinée à orner son tombeau.
Dans un livre des comptes de la ville de Bourges, année 14 89, on lit : « A Pierre le Mesle, ymagier, la somme de 4 escus d’or, à lui donnés, pour ung ymagede Nosire-Dame et ung angelot, qui a esté mis au portail de Saincl-Privé. » (Cite par M. de Girardot, Ann . archéol ., t. 1er, p. 229.)
Pierre Brucï, de Bruxelles, tailleur d’images, consul de sa profession à Montpellier, sculpta dans celte ville, en 1495, une statue de la sainte Vierge et des écussons. Brucy a travaillé aussi à Toulouse.
Page 154 , après la 22e ligne. Ne pouvant me procurer les Analectes historiques , publiés en 1838, par M. Le Glay, savant archiviste général de Lille, lesquels contiennent des renseignements importants sur Michel Coulombe et sur les autres artistes qui ont travaillé pour l’église de Brou ; ne pouvant non plus, dans un bref délai, obtenir communication de ia copie d’une lettre de Michel Coulombe à Marguerite d’Autriche, envoyée par M. Le Glay, en février 1843, au Comité historique des arts et monuments, en ajoutant de nouveaux renseignements à ceux déjà publies [Bull, archéol ., t. II, p. 479) ; je prends le parti d’emprunter à une savante et élégante dissertation sur « les Monuments des bords de la Loire, » par M. le baron de Guilhermy, insérée dans les Annales archéologiques (t. II, p. 93 et suivantes), les lignes suivantes relatives à notre célèbre artiste.
« Lorsque Jean Lemaire, jadis indiciaire de Bourgogne, et alors solliciteur des édifices de madame Marguerite d’Autriche, arriva en 1511 à Tours, il trouva « le bonhomme Coulombe fort ancien, et pesant, c’est assavoir environ de IlIlXXans, goutteux et maladif à cause des travaulx passez. » Il fallait que Colomb fut en bien belle renommée, et que Marguerite d’Autriche attachât une grande importance à mettre la sculpture de son église de Brou sous le patronage d’un aussi illustre nom. « Le bonhomme rajouenisl, écrivait Jean Lemaire à Marguerite, pour l'honneur de vous, Madame, et a le cuer à vostre besoigne,