‹ Histoire de la sculpture françaiseChapitre 5 sur 19 · PM · texte numérisé non relu

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TABLEAU HISfORrOUF

des articles grecs, pour é’ever et décorer le temple tiu’elîe voulait consacrer à son saint protecteur. Les historiens nous apprennent que l’archevêque Raimond de Mont-Rond consacra cette église, et ils ne disent nullement que ce soit lui qui la ht construire *. Aux temps dont nous parlons la ville d’Arles était habituellement pleine de Grecs. Les rapports des deux peuples étaient intimes et journaliers2. Un grand événement illustra l’administration de Raimond de Mont-Rond • ce fut le nouveau statut qui, d’accord avec lui, n’établit pas, mais régla la juridiction des douze consuls de la cité 3. Ce grand événement put être célébré, au nom de la commune, par la construction d'une nouvelle cathédrale. Quoi qu’il en soit, il suffit de voir le style du portail pour se permettre d’en juger l’origine. De même que la cathédrale de Pise et que l'église de Saint-Marc sont des grec ques en Italie 4, la façade de celle de Saint -Trophime d’Arles est une grecque en Provence .

En ce qui concerne le portail de Notre-Dame de Paris, les sculptures en sont évidemment de plusieurs mains, et même de différentes époques. Mais si on regarde particulièrement les basreliefs qui ornent le mur septentrional entre le grand portail et celui du nord, on ne doutera pas que des Grecs ou des élèves d’artistes grecs n’en soient les auteurs.

* Gall. christ., t. I.

’ Papon., Hisl. de Prov., t. Il, p. il 2, 225.

’ Gall. christ., t. I, p. 548, et aux. preuves, p. 91,

* Temanza, Ântica pianta di Yenfria, p. $?,

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