‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 253 sur 280 · Pline, Nat. Hift., :S · texte numérisé non relu

Pline, Nat. Hift., :S

5. L'identification est acceptée par Beulé, V Acropole d'Athènes, II, p. 307, Cf. Wachsmutb, Die Stadt Ailte, i im Alterthum, I, p. 149. K. Lange, Arch. Zeitung, 1881, p. 200. Elle est contestée par M. G. Loeschcke qui voit plutôt dans cette base celledu quadrige de bronze consacré par les Athéniens en souvenir de la défaite des Béotiens et des Chalcidiens, et réédifié après les guerres médiques, Phidias Tod dans les Historische Untersuchungen dédiées à Arnold Scliaefer, Bonn, 1882, p. 45 note, 1.

nient l'aspect de l'Acropole, la Promachos occupait un emplacement correspondant déjà aux plans nouveaux imaginés par Cimon. Les dimensions de la statue étaient colossales. Au dire de Pausanias, on apercevait de la pleine mer, après avoir doublé le cap Sunium, l'aigrette du casque et la pointe de la lance scintillant au soleil ' ; si l'on s'en tenait au témoignage des monnaies qui montrent la Promachos vue du Céramique, entre les Propylées et l'Érechthéion, la statue aurait eu, à peu de chose près, la hauteur du Parthénon (fig. 266) \ Mais M. Michaelis la ramène avec raison à des dimensions plus modestes 3 : elle n'avait pas -'"■ *yjf'J%\] phis de neuf mètres de hauteur, avec la base. ^iii^ai^ D'autres monnaies de bronze, frappées à l'époque

fig. 266. — L'Acro- romaine, représentent la Promachos isolée, et nous poie et l'Athéna fournissent des détails plus précis sur le type traité

Promachos. (Mon- .

naie d'Athènes.) Par Phidias (fig. 267)'. Le sculpteur ne s était pas asservi à reproduire le type archaïque connu par les petits bronzes antérieurs aux guerres médiques ; la Promachos n'avait pas l'attitude du combat. Debout, immobile, vêtue d'une double tunique formant des plis droits et réguliers, elle tenait de la main droite fig. 267. — Athéna la lance qui reposait sur le sol, la pointe au niveau ' ",'Y ! de la tête ; les courroies du bouclier étaient passées

naie d Athènes.) i

au bras gauche. La direction de la tête montre qu'elle abaissait son regard vers le flanc nord de l'Acropole, comme pour contempler la ville. L'ensemble de la statue offrait un aspect calme et sévère. S'il faut en croire l'historien Zozime5, lorsque les Goths d'Alaric assiégèrent l'Acropole, ils furent saisis de terreur à la vue de la déesse armée, qui semblait se dresser devant eux pour les repousser. Une génération après Phidias, un toreuticien célèbre, Mys, fut

1. Pausanias. I, 28, 2. Il y a la quelque exagération. Il faut au moins avoir dépassé le cap Zoster pour être en vue de l'Acropole.

2. Pour la série des monnaies donnant l'aspect d'ensemble de l'Acropole, voir Journal of Hellenic Studies, 1887, pi. LXXV, nM III-VII.

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