‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 10 sur 380 · LK PART II F, NON · texte numérisé non relu

LK PART II F, NON

rampants cernaient un tympan triaiii^ulaire large de 28"\o5, liant de 3"',46, avec une profondeur de()"',91 centimètres. C'était, on le voit, un vaste chami) ouvert au sculpteur, et ménage à souhait pour recevoir une suite imposante de statues en roude-Losse. On sait déjà quel a été le sort de ces marbres, et comment les statues conservées dans la salle d'Elgin, au British ]\Iuseum . n'en représentent qu'une trop i'aible partie.

Le fronton oriental, qui doit nous occuper tout d'abord, était déjà très mutilé à l'époque du voyage de Nointel. Les dessins de Carrey montrent que les statues de la partie (Centrale avaient disparu. Elles ont sans doute été enlevées lorsque le temple fut converti eu église, et que, pour éclairer la voûte de l'abside, les arcliitectes byzantins l)i"atiquèrent luie fenêtre dans le tympan du fronton. Cette lacune porte par malheur sur les figures les plus importantes. On ignorerait jusqu'au sujet du fronton oriental, si quelques mots de Pausanias ne nous l'indiquaient : «: Quand on entre dans le temple appelé Parthénon, tout ce qu'on trouve dans ce qu'on nomme les frontons a trait à la naissance d'Athéna'. )'

Phidias s'était donc inspiré du mythe suivant lequel la jeune déesse était sortie de la tète de Zeus, eutr'ouverte par le coup de hache d'Héphaistos ou de Prométhée. C'est l'épisode que retrace, en vers magnifiques, l'hymne homérique à Atliéna. 'f Je chante Pallas Athéné .... vierge pudique, destructrice des villes, irrésistible, que le prudent Zeus enfanta seul, de sa tête auguste, revêtue d'armes de guerre étincelantes d'or. A sa vue, tous les immortels furent saisis d'admiration. Elle cependant, devant Zeus qui tient l'égide, s'élauçant de son crâne, bondit impétueusement; le vaste Olympe frémit de terreur sous le regard de la déesse ; la terre retentit d'une façon terrible ; la mer s'agita, et les Hots sombres se troublèrent, et l'eau salée déborda soudain, et le fils brillant d'Hypérion arrêta quelque temps ses chevaux rapides, jusqu'à ce que la vierge Pallas Athéné eût dépouillé ses épaules immortelles de ses armes divines ; et le prudent Zeus se réjouit. » L'hymne homérique dépeint une série de scènes successives ; mais les conditions imposées à la plastique sont toutes différentes, et

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