Pauaanias, I, 20, 1; IX, 27, 3. Athénée, XIII, p. .i
4. Voir P. Foucart, les Associations religieuses chez les Grecs, p. 135.
25() LE gUATlUÈME SIKCLE.
maturité de l'âge. Nous trouvons là un point de repère pour établir la date de plusieurs œuvres célèbres, à l'histoire desquelles est mêlé le nom de Plu yiié : d'abord le fameux Satyre de la rue des Trépieds, et l'Eros de Tliespies. Ilieu de plus connu que l'anecdote racontée par Pausanias au sujet de ces deux statues '. Praxitèle laisse à sa maîtresse le choix de sa meilleure œuvre, sans vouloir la désigner. Phryné s'avise d'une ruse, et fait annoncer par un esclave que l'atelier du maître est en feu, mais que tout n'a cependant pas péri. Désespoir de Praxitèle, s'écriant que tout son labeur est perdu, si la flamme a endommagé le Satyre et l'Eros. Phryné le rassure, et choisit l'Eros qu'elle consacre dans le temple du dieu à Thés pies. De cette historiette, il faut tout au moins retenir un fiiit : les deux statues sont contemporaines. A la môme période apj)artiennent une Aphrodite en marbre et un portrait de la courtisane, qui complétaient l'offrande dédiée par elle ù Thespies; enfin un autre portrait en bronze doré, consacré à Delphes.
Certains témoignages font croire, que vers 350, Praxitèle travaille en Asie Mineure '. S'il est douteux qu'il partici])e à la décoration du Mausolée \ il sculpte pour l'Artémision d'Éphèse un autel orné de reliefs, et l'œuvre est postérieure à l'incendie du temple brûlé en 35G ' ; elle est certainement destinée au nouveau temple reconstruit après l'incendie. A ce voyage en Asie Mineure se rattache sans doute l'exécution de deux statues, dont l'une est très renommée : l'Aphrodite de (Jos et celle de Cnide. Pline en raconte l'histoire ■■. Le maître avait fait deux statues, qu'il mettait eu vente en même temps : l'une était nue, l'autre voilée. Les gens de Cos préfèrent l'Aphrodite voilée, la trouvant plus décente; les Cnidiens obtiennent pour le môme prix la statue de la déesse nue, qui assure au sanctuaire de Cnide une prodigieuse réputation. Voilà donc deux œuvres rigoureusement contemporaines, et appartenant à la période oii le génie de Praxitèle est en