‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 120 sur 380 · Pline, Xal. Uist · texte numérisé non relu

Pline, Xal. Uist

PTiAXITKLK.

l.leine maturité, c'esU-cHro apms ;î50. Et .si l'on oroupe clans la mcme période les antres œuvres d'Asie Mineure, il fa.it signaler encore l'Éros sculpte pour la ville de Parion eu Mysie.

Les derni^res années de Praxitèle paraissent s'être écoulées h Athènes. C'est eu .'546 que, d'après les calculs de M. Studniczka, il exécute pour le temple d'Artémis Brauronieune une statue de la déesse '. La date de la seule œuvre originale que nous possédions de lui, l'Hermès d'Olympie, reste matière -X discussion. Plusieurs criti(iues inclinent k y voir une œnvre de jeunesse ^ La statue d'Hermès, dieu national des Arcadiens, groupé avec Dionysos enfant, la divinité de l'Élide, ferait allusion à la paix conclue entre l'Élide et l'Arcadie ; elle aurait été consacrée comme un gage de réconciliation, après les luttes sanglantes dont l'enceinte sacrée avait été le théâtre, en 3G3. D'autre part, la forme de la base, usitée surtout dans la seconde moitié du quatrième siècle, a permis A M. Furtwaeugler de proposer une date plus récente •■ L'œuvre de Praxitèle aurait été dédiée à Olympie en 343, au moment où le parti aristocratique d'Elis, api)uyé par les Arcadiens, triomphe du parti populaire, et conclut avec Philippe de Macédoine une ligue défensive. L'hypothèse nous paraît fort plausible, et l'on verra plus loin que le stvle de la statue nous autorise k y reconnaître mieux qu'une œuvre de jeunesse. La date de la mort de Praxitèle reste inconnue; mais il y a lieu de croire ^qu'elle survint avant l'avènement d'Alexandre, "c'est-à-dire avant 33l>. S'expliquerait-on autrement que le roi de Macédoine confie des travaux k un sculpteur de moindre renommée, Léocharès, sans s'adresser au plus grand des maîtres athéniens? Ainsi, l'activité de Praxitèle s'exerce entre les années 370 et 332, et ce que nous savons de ses fils confirme cette conclusion. Il laisse deux fils, Képhisodote le jeune et Timarchos. Or, leurs œuvres appartiennent à la fin du quatrième .siècle, et ils sont en pleine production pendant les dix années de paix que donne à Athènes le gouvernement de Démétrios de Phalère. Assurément la chronologie que nous adoptons ne saurait préten-

1. Studniczk.a, Verm,Umige7izur ffriechhchen Kanslffeachichle, p. 18

■2. Brunn, Deut>che Hundsch^tu, VIII, 1882, ,>. 188. Pargold, Bis,, nn.l ,,hU. Anfia.l,e Kr^H Cu-Uus 'je.o.l,.et, p. 233. S. Reinaoh. fc. „,..•/,., 1887, p. -l.-l, note 9, R...ua arcL, 1888„ I, p. M. 3. Meisterwerke, p. 529.

BCCLPTURE QRECyUE. T. U.

dre à une exactitude qu'il serait chimérique d'espérer : elle nous fournira tout au uioins des points de repère pour aborder sans trop de confusion l'étude la plus importante, celle des oeuvres.

§ •:. — LES PREJtlERES ŒUVRES

An temps où se placent les débuts de PraxitMe, vers 370, la politique habile d'I^paminondas a provoqué dans le Péloponnèse une vigoureuse réaction contre l'hégémonie de Sparte. Mantinée est rebâtie en 370. Quelques mois après la bataille de Leuctres, les républiques arcadieniies se donnent une capitale qui est une ville nouvelle, Mégalopolis, « la grande ville ». Cette renaissance politique est le signal d'un actif mouvement d'art, et les travaux de décoration des villes fondées ou reconstruites appellent dans le Péloponnèse des maîtres attiques, comme Képliisodote l'ancien et son compatriote Xénophon. Sans doute l'raxitèle accompagne sou père en Arcadie, et le jeune sculpteur y trouve l'occasion de manifester son génie naissant. Sans doute encore, il est tout pénétré des enseignements de son père. Chose curieuse, la première de ses œuvres dont nous connaissions la date est un groupe de trois figures, comme le groupe que font pour Mégalopolis Képliisodote et Xénophon. Praxitèle l'exécute en 362 pour un temple double de Mantinée; son (Vjuvre était placée dans la partie du temple consacrée à Latone et ses enfants, et elle montrait Latone groupée avec Artémis et Apollon '.

Le groupe est perdu. Mais, grâce aux fouilles poursuivies par M. Fougères à Mantinée, nous connaissons trois des bas-ieliefs qui décoraient la base; ils ont été retrouvés en 1887". Pausanias fait une brève allusion à cette base sculptée. « Sur le socle, dit-il, étaient représentés les Muses et Marsyas jouant de la flûte ^ ». Tel est bien le sujet figuré sur les bas-reliefs de Mantinée, et leur forme rectangulaire,

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