‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 134 sur 380 · Pline, -Vn?. Ilist · texte numérisé non relu

Pline, -Vn?. Ilist

trésor d'anecdotes sur les passions qu'elle inspirait. Au temps de l'empire romain, elle était encore en place, car les monnaies qui nous en font coiniaître le type vont d'Antonin le Pieux à Philippe l'Arabe'; peut-être fut-elle détruite vers 2G5 après J.-C, quand les Gotlis ravagèrent l'Asie Mineure. Tel que nous le montrent les monnaies, l'Eros do Parion tournait légèrement la tète vers la droite; la chevelure retroussée sur la nuque devait accuser encore le t^^pe féminisé du visage ; le poids du corps jiortait sur la jambe droite, près de laquelle était placé un petit hernies ; le bras gauche, ramené vers la hanche, soutenait une draperie tombante (fig. 141). De tous les monuments où Ton a cherché k reconnaître une réplique de l'Eros de Parion', aucun n'est plus conforme au type des monnaies qu'une statue du Louvre, connue sous le nom de Génie Borghese, et découverte à Rome en 159-t(fig. 1-12 ■"). Si l'on supprime les restaurations qui la dénaturent, si l'on rapproche de la Fig. 141. — LÉros de hanche la main gauche, et si l'on donne le bras

Praxitèle. Monn.iie «le .,,,.. ,

p.,^ip„ comme soutien a la draperie qui retombe, on restitue

la silhouette du type monétaire. L'Eros du Louvre semble donc nous conserver une copie d'une œuvre praxitélienne et les éloges que lui décernait AVinckelmann se trouvent ainsi justifiés.

Outre l'Eros de Thespies et celui de Parion, il faut encore compter ilans 1 (l'uvre de Praxitèle une troisième statue du dieu, connue par une description ampoulée du rhéteur Callistrate^ De cette verbeuse amplification, retenons seulement les traits suivants : le dieu " était debout, fléchissant la main droite ramenée sur la tète, de la main gauche tenant

1. L'Eros (le Praxitèle a été reconnu sur les monnaies de Parion par Bnrsùin, lie Pra-riulis CiipiJhu Pariano, léna, 1873. Cf. Riggauer, Eros au/ Mùnzen, Berliiter Hliilterjur Mûii>S!egel iind ]l'aj)j>enhniâe. Y, p. IC. Percy Gardner, Journal nf /lellrnic Slndies, 1883, p. 2CG. AVoUers, Aivh. Zeitiing, 1885, p. 82-98. B n'y a rien à tirer d'nne épigramme de Palladas {Antlwl. gr., 111, 133, 9-t) 4 laquelle Stark a attribué trop d'importance : Ueberilie Eroiliildiingen des Praxileles; lierichte der si'ichs. Cetelltchaft der Witêentchaflen, I8C6, p. li')5 et suivantes.

2. Par exemple une terre cuite donnée h, la princesse de Galles par le "roi des Hellènes, et publiée par Percy Gardner, Jwirnal o/ Ifellen. Sludies, 1883, p. 2GG suivantes. L'hypothè-se a été réfutée par Fnrtwacnglcr, Lexiion de Roscher, p. 1359.

3. Froehner, Notice, n» 32G. Le rapprochement a déjà été fait par Bursian. .1/i'ni. riir, p. 17 et Benndorf, Bullet. delta commiss. arc/i., 1886, p. 74. Cf. Furtw.aengler, ÀfelMericerle. p. 5tf9.

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