‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 135 sur 380 · Callistrate, Slal · texte numérisé non relu

Callistrate, Slal

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l'arc, et faisant |)ortor du côté gauclie rci|uilil)redu corps ; » un mouvement harnioiiieux faisait saillir le flanc (( où s'amollissait la dureté du liroii/.e )>. A part le geste des bras, c'est l'attitude de l'Eros de Parion. Riais Callistrate décrit-il une statue réelle? Ou ne saurait le dire. Et si nous devons prendre au sérieux ce morceau derhétori(iuc, nous ne connaissons aucune statue conservée ([ui réponde exactement à la description de Callistrate '. 8i l'on admet, ce qui est fort vraisemblalile, (jue l'raxitèle , outre les statues de Tliesjiies et de Parion, avait fait un troisième Eros, il faut en chercher le souvenir dans un beau torse du Louvre , trouvé eu 1862, au Palatin , et restauré par Steinhaeuser "

1. On a souvent proposé d'identifier avec l'Eros décrit p:iile rliéteur grec un torse de Dresde, très restauré, et dont les deux bras sont relevés, comme si Eros brandissait son arc.

(Becker, Auffusteiim, pi. C3.) Fig. 142. — Éros, dit h !•.',..:.-- i: .,:. Voir Stark, incin. cite . p. 167;

Michaelis, Arch. Zdtung, 1879, p. 75. M.iis M. Wolters remarque justement que le bras droit ne peut pas poser sur la tête. Arçh.Zeitung, 1885, p. 97. D'autre part M. Benndorf rapproche de la description de Callistrate TÉros représenté sur une monnaie de Pergame, BidlM. deUa commiss. arch., 188fi, p. 75. M. Furtwaengler reconnaît l'Eros de Callistrate dans un petit bronze, Jahrbuch JesVercins von Allcrlhunis Freunden im Rheiiiland, 90° fasc., p. Gl, pi. 3, 3.

2. Froeliner, Notice, p. 311, u» 335. Bnmn, Denbnadei; n" 378. Le caractère praxitélicn de la statue du Palatin a été plusieurs fois signalé ; Milani, Muneo italiano, lit, p. 707, Furtwaengler, Meistcrwake, p. 538. II y en a une réplique au Musée de Parme, Arudt, Phot. Einzdoc rkanf, n" 71

SCUI.I'TUKE UUEfQlK. — T. II. 3(j

^Mii,.'e du Louvic.)

2«2 LE Ql-ATUIÈME SIÈCLE.

(fig. 143). Les liras avec les couronnes sont niudernes; mais le mouvement du torse , la saillie de la hanche, la pose de la tête, tout penser à l'attitude du Satyre de la rue des Trépieds, et rappellent les rythmes de

ligues chers à Praxitèle. Si nous ne pouvons identifier avec une œuvre connue par les textes cette charmante stutiie, nous n'hésitons guère à y voir une création du maître atliénien, peut-être contemporaine de l'Eros de Thespies.

Vers ;UG, la réputation de Praxitèle est à son apogée. C'est l'année où, dans le petit temple d'Artémis Brauronienne , situé près de l'aile sud des Propylées, les Athéniens dédient à la déesse une nouvelle statue de culte '. Elle prenait place à côté de l'ancien xoanoii auquel les femmes athéniennes consacraient de nombreuses oti'randes, surtout des vêtements de toute nature, qui constituaient la riche garde-robe de la vieille statue. La statue nouvelle, que les inventaires du temple désignent sous le nom de " la statue debout i> (to zya).|Aa To ôpd'Jv, ou T'j x'^'OÙJj.y. tÔ î'îTr.y.o'ç) " était l'œuvre de Praxitèle. Une heureuse conjecture de M. Studniczka'' permet de l'identifier avec

L'Eros Faniuse. (llusee du Louvre.

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