‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 136 sur 380 · l'aHS.iuias, I · texte numérisé non relu

l'aHS.iuias, I

2. Voir Corpus hua: alticanim, II, 751, A, I. h, I!i; 'fiS. A, III. S:>.

3. Stuilniczkn, KcrmH!'i/i^e« zuv grieclmchcii. Kuii/(i/eschhcr>!e, II, p. 18, Ijie .ti-lemis /Si-uiironia des 7'»a.riWe», A itunc, 1881. M. C;ii-1 Kobert a combattu cette o|)inion, et proijosi «le voir ilaus r Artcmis Biaiironia ijuc signale l'ausanias une auvrcdePra.Nitile rauciun : la staluc aurait ilé clirysilii'Iiauliuc;

PlîAXITELE.

une statue célèbre du Louvre, l'Artcrais en marbre de Paros, découverte en 17'.L^ dans les ruines de Gabies (fig. 144) '. La (c Diane de Gabies » est une svelte jeune tille, vêtue d'un cliiton ;\ larges manches, fait d'un tissu léger à trame ondulée comme nos crépons modernes (yi-cjvwy.o; /.TsvwTo'ç) .

î^lle l'a disposé à la façon des chasseresses. Le vêtement, relevé à l'aide d'une première ceinture, forme à la hauteur des hanches une double épaisseur de plis, et ne tombe que jusqu'aux genoux ; une seconde ceinture, placée plus haut, le maintient sous la gorge. D'un geste charmant, la jeune déesse ajuste sur l'épaule droite un manteau qu'elle va tixer au mo3'en d'une agrafe. Ce sujet si simple, et qui confine au genre, convient-il h une statue de culte? Cette élégante chasseresse, occupée à sa toilette, est-elle réellement l'Artémis Brauronia? M. Studniczka nous semble avoir très finement résolu la diflficulté. Reportez-vous aux inventaires

on eu trouverait une copie sur un fragment do coupe attique, provenaut de V Acropole, et montrant une image en relief d'Artémis. Ar-

chaeolo;/ist:/ie .Uaeichen, p. 14 1. F'g- W- - Artémis Brauronnienne dite i

I . Froehner, Xolicf. n" 97. de Gabies ». (Musée du Louvre. )

284 LE Qb'ATIME.ME SIECLE.

du temple, qui mentionnent les chitonisques, les manteaux blancs, les vêtements bigarrés offerts à la déesse ; le thème traité par Praxitèle devient très clair. Artémis se pare d'une de ces offrandes, et témoigne ainsi qu'elle accepte les dons des femmes athéniennes. Au reste, s'il subsistait quelque doute, un examen attentif de la tête suffirait à les dissiper. Le visage aux traits fins, à la bouche délicatement dessinée ', rappelle avec plus de sévérité le type de la Cnidienne, et l'analogie se poursuit dans l'ajustement de la chevelure ; mais surtout le rythme des lignes, l'élégance des draperies et jusqu'à ce geste de coquetterie analogue à celui de la Pséliouméné, nous engagent à restituer à Praxitèle cette oeuvre charmante, longtemps restée anonyme '.

Pausanias, qui n'accorde qu'une brève mention à l'Artémis Brauronia d'Athènes, a examiné avec plus de soin une autre statue d'Artémis, exécutée par Praxitèle pour l'Artémision d'une ville de Phocide, Anticyre, sur le golfe de Corinthe ^ Elle tenait Fig. i4o. — LAitemis ^^^ torchc de la main droite, et portait le carquois

d' Anticyre. (Mon- .

naie cVAuticyre.) aux épaulcs ; uu chieu courait près d'elle du côté gauche. Ces attributs caractéristiques se retrouvent sur une monnaie d'Anticyre, où le graveur a reproduit, en la retournant, la silhouette de la statue (fig. 145) \ C'est bien là le type de l'Artémis chasseresse et court-vêtue que Praxitèle avait adopté pour la statue d'Atliènes; mais il a injprimé à la figure un mouvement de marche rapide qui lui donne un caractère tout nouveau. On ne s'étonne pas que le même motif soit repris dans une statue du Louvre bien connue, la <( Diane de Versailles » ; mais s'il est plausible d'y voir une œuvre de l'école de Praxitèle, rien ne nous autorise à en faire honneur au maître lui-même, et nous devons en ajourner l'étude.

1 . Il faut ici rappeler le mot de Pétrone, « osculum, qiiale Praxiteles habere Dianam credidit » Saliirieon, c. 12(î.

2. SI. Furtwaengler fait ressortir le caractère praxitélien d'une statue d'Artémis conservée k Dresde. (^Meislerwerle, atlas, pi. XXI.X, et p. 554.), Ce serait une œnvre de jeunesse de Praxitèle. Mais on n'a pas d'autre indice que le type de la tête, assez voisin de celui de lu Diane de Gabies.

3. Pausanias, X, 37, 1. Sur l'Artémision d'Anticyre, voir Lolling, Mittheil. Allieii, 188;i, p. '22'} et pi. VII.

4. Michaelis, Arc!,, /eidiii;/, 1876, p. ItJX, Imhoof Blumer et Percy G-MÛner. Niimhmalii- Cvmmtnluiy on l'ainanias, pl.V, XVII, p. 121.

Page 1